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dimanche 24 mai 2015

Constantinople: Conquête par les turcs 1453. Wikipédia


CHUTE DE CONSTANTINOPLE

CONQUETE PAR LES TURCS


Le siège de Constantinople en 1453 – miniature réalisée à Lille en 1455
(Manuscrit de Bertrandon de la Broquière, BNF, MS fr. 9087, f. 207v).

La chute de Constantinople a eu lieu le 29 mai 1453, lors de la prise de la ville par les troupes ottomanes conduites par Mehmed II. Elle marque la disparition de l’Empire byzantin, et donc la fin définitive de l'Empire romain en tant qu’entité juridique.
Le siège qui débute au début du mois d’avril 1453 intervient alors que la situation de Byzance s’est considérablement dégradée lors des siècles précédents. En 1453, l’empire se réduit aux alentours de Constantinople et au Péloponnèse et il n’est plus en état de résister à la puissance montante qu’est l’Empire ottoman à cette époque. Ce dernier a déjà assiégé Constantinople à deux reprises sans résultats mais contrôle l'Anatolie et une grande partie des Balkans. Malgré de multiples appels à l’aide des Byzantins en direction de l’Occident, seules quelques rares troupes italiennes combattent aux côtés des 5 000 défenseurs byzantins conduits par l’empereur Constantin XI. Ces 7 000 à 8 000 hommes sont largement surpassés en nombre par les 80 000 à 100 000 soldats ottomans soutenus par une flotte de plus de 120 navires. Après avoir résisté à plusieurs assauts, les Byzantins finissent par céder le 29 mai 1453. S’ensuit un large pillage de la ville puis l’entrée de Mehmed II dans la cité. Il gagne à cette occasion l’épithète de Fatih (le Conquérant) et fait de Constantinople la nouvelle capitale de son empire qui entre dans sa période faste.

Au-delà de la fin d’un empire déjà moribond, la chute de Constantinople a un impact profond sur le monde et notamment en Occident. Héritier de l’Empire romain, traditionnel rempart à l’expansion musulmane en Orient, l’Empire byzantin laisse derrière lui un vide important. Cependant, malgré son déclin politique, l’empire connaît lors de ses dernières années d'existence un profond renouveau culturel dont les principaux représentants comme Jean Bessarion ou Manuel Chrysoloras émigrent peu à peu en Italie et dans le reste de l’Europe à mesure que l’Empire byzantin s’étiole.

De nombreux historiens, dont Jules Michelet, ont estimé que la chute de Constantinople constitue une vraie rupture marquant la fin du Moyen Âge et le début de la Renaissance. Toutefois, cette vision est de plus en plus remise en cause et les historiens modernes considèrent plutôt la chute de Constantinople comme une étape dans le processus de transmission du monde grec vers le monde latin, conduisant à la Renaissance.

samedi 23 mai 2015

CONSTANTINOPLE CONQUETE PAR LES CROISES 1204. mz


CONSTANTINOPLE CONQUETE

PAR LES CROISES



Prise de Constantinople. Par Palma le Jeune. Wikimédia

« Il est tragique que les assaillants, qui visaient à garantir le libre accès pour les chrétiens de Terre Sainte, se retournèrent contre leurs frères dans la foi. » Jean-Paul II en 2001.

En mars 1204, un traité conclu entre le doge de Venise Enrico Dandolo et les croisés, le Partitio terrarum imperii Romanie, décide par avance le partage de l’Empire byzantin. Lors de la quatrième croisade, Constantinople est prise et livrée au pillage les 12 et 13 avril. La population grecque est massacrée, les églises et les monastères profanés. La ville, pillée et en partie brûlée, est désertée par sa population qui ne reviendra qu’en 1261.
Le scandale est immense dans toute la chrétienté et de ce jour fatal date la véritable rupture entre la chrétienté orthodoxe d'Orient et la chrétienté catholique d'Occident.

jeudi 21 mai 2015

Arudj et Kheireddin Barberousse. Les conquêtes navales. alfutuhat.com


Les conquêtes navales de Arudj et de Kheireddin Barberousse


Les conquêtes navales d’Oruc

et de Khayr ad-Din Barbarossa



Le célèbre marin Khayr ad-Din Barberousse et son frère Oruc (Arudj) sont nés dans l’une des îles égéennes (Midilli). Ils étaient des corsaires, jusqu’à ce qu’Allah les guide à l’Islam, qu’ils embrassèrent la foi et entrèrent au service du sultan Muhammad Al Hafsi, le souverain de Tunis ou ils luttèrent contre des vaisseaux de guerre espagnols et portugais. Ils envoyèrent un des bateaux qu’ils avaient capturés au sultan ottoman, qui l’accepta et les traita généreusement. Cela augmenta leur confiance et quand le sultan Selim alla en Egypte, ils lui envoyèrent un message dans lequel ils déclaraient leur allégeance à l’empire ottoman.

Arudj parvint à libérer la ville d’Algers et mit en déroute les forces de Charles V envoyées pour le combattre. Il libéra également la ville de Tilimsen (Tlemcen, Algérie), et fut tué lors de l’une de ses batailles contre les Espagnols.

Muhammad Al Fatih. Les conquêtes de. alfutuhat.com


ISLAM AL FUTUHAT

Les conquêtes de Muhammad Al Fatih



sommaire


La Conquête des territoires serbes



Après avoir conquis Constantinople, le sultan Muhammad Al Fatih s’appliqua à la tâche de renforcer son règne dans la région du Danube, afin d’affronter les Hongrois qui représentaient un obstacle permanent sur le chemin de l’expansion ottomane vers l’Europe.

dimanche 17 mai 2015

JÉRUSALEM: PRISE DE JÉRUSALEM PAR LES PERSES EN 614. remacle.org



Moine de Saint-Sabas
Prise de Jérusalem par les Perses [1]

« Nous commencerons, avec l'aide de Dieu et sa belle assistance, à écrire l'histoire de la destruction de Jérusalem.

« Un saint moine raconta comme suit la conquête de Jérusalem, la prise de la Croix et le pillage des vases des églises :

« Les Perses firent prisonniers le Patriarche et beaucoup de sujets à l'époque où la mauvaise conduite des habitants en fait de libertinage et d'adultère était devenue générale, la crainte de Dieu bannie des cœurs de la foule et le mensonge et la trahison fréquents. Ainsi Dieu, qui ne désire pas la perte des pécheurs mais leur salut, fit régner sur les habitants, comme bâton correcteur, les Perses. Ceux-ci battirent l'armée romaine, s'emparèrent des provinces de la Syrie et conquirent ville par ville, contrée par contrée, jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés au cœur de la Palestine, à Césarée, la mère des villes. Là, ils donnèrent un sauf-conduit aux habitants et se rendirent à Arsoûf et sur toutes les côtes, et, comme un tison de feu, ils s'emparèrent de toutes les cités jusqu'à Jérusalem. Ils tuèrent des gens innombrables, comme le prophète a dit : « Dieu m'a châtié, mais il ne m'a pas livré à la mort. » Qui ne pleurera sur la capture des prêtres et la destruction des églises? Ensuite ils prirent les saints moines, ce qui était la cause du salut du monde, comme le monde avait été sauvé par la prise du prophète Daniel et de ses trois jeunes gens. Lorsque l'ennemi eut amené ces moines devant le gouverneur, celui-ci ordonna de les enchaîner, afin d'apprendre par eux quel serait le sort de la ville; en effet, tous les jours il posait cette question : « O vous, les moines ! Aurai-je la victoire sur cette ville ou non? » Les moines répondaient : « O toi, le malheureux ! Ton effort est vain, parce que Dieu protège cette ville. »

« En voyant le sanctuaire et les couvents autour, les grands dignitaires perses désirèrent la paix; de même le patriarche Zacharie voulait la paix pour sauver les sujets et pour conserver ces endroits saints, parce qu'il connaissait les péchés du peuple; mais les habitants de la ville se rassemblèrent et lui dirent : « Ceci n'est pas bien, peut-être es-tu l'ami des Perses, car, autrement, comment voudrais-tu faire la paix avec des gens qui ne craignent pas Dieu? » Le patriarche, en entendant leurs paroles, pleura sur la perte des sujets, et, par crainte, leur dit :
« Vous connaissez mieux ce que vous avez à faire. » Puis il pleura et dit : « Je suis innocent du sang de ces hommes, Dieu est puissant, peut-être anéantira-t-il la force de l'ennemi. »
« Comme les habitants n'avaient pas accepté la paix, le Patriarche conseilla autre chose : il demanda à un moine du couvent de Davalis (?), de réunir les troupes romaines qui étaient à Jéricho. Quelques jours après, les moines (emprisonnés), voyant par la pensée que la ville ne pouvait pas manquer d'être détruite, poussèrent des gémissements et couvrirent leurs visages, et, lorsque les Perses leur eurent posé de nouveau la question, répondirent : « Par nos péchés, Dieu nous a livrés en vos mains. » Alors les Perses les relâchèrent et ils entrèrent dans la ville. Les habitants dirent aux moines : « Pourquoi ne nous avez-vous pas dit que la ville sera détruite ? » Ceux-ci répondirent : « Nous ne sommes pas des prophètes; seulement, lorsque les Perses nous eurent fait sortir de nos grottes, ils nous conduisirent à Jérusalem, et là, nous vîmes sur chaque citadelle de la ville un ange qui tenait dans la main une épée de feu : c'est ainsi que nous sûmes que Dieu était avec nous. Mais lorsque vous avez abandonné l'obéissance de Dieu et que vous avez commis de mauvaises actions, Dieu vit la méchanceté de vos actes et fit tomber du feu sur Sion et le meurtre sur la population, et un ange descendit du ciel, se rendit auprès des anges qui se tenaient sur les citadelles, et leur dit : « Allez-vous-en, car Dieu a livré cette ville dans la main de l'ennemi! » Pourtant Dieu ne nous a pas abandonnés, il nous a seulement châtiés, comme l'a dit le prophète David : J'ai supporté avec patience le châtiment du Seigneur, et celui-ci a eu pitié de moi » ; et ailleurs : « Heureux l'homme qui supporte avec patience les calamités, car il prendra la couronne de la vie! » Les moines enseignaient aux habitants la bonne parole et dissipaient la tristesse de leurs cœurs.

« Il y avait dans le couvent de Saint-Sabas un autre moine qui s'appelait Johan. Il avait un disciple qui lui dit : « O mon père! Je sais avec certitude que tout ce que tu demandes à Dieu il te le donne; mais je suis ton unique disciple, je te prie donc de me faire connaître si la ville sera détruite et les habitants faits prisonniers. » Le moine répondit : « Qui suis-je, moi, le pécheur, pour que tu me demandes une chose pareille? » Mais le disciple insista en pleurant, et le moine lui dit : « Je te fais savoir, ô mon fils! Que j'ai vu, il y a cinq jours, comme si un homme m'avait transporté devant le Golgotha, et la foule criait : « O Seigneur, aie pitié de nous! » Puis j'ai vu le Christ qui se tenait sur la croix pendant que Marie intercédait en faveur des créatures; mais lui disait : Je n'écouterai pas leur prière, parce qu'ils ont profané mon sanctuaire. » Nous nous écriâmes alors en pleurant : « Aie pitié, Seigneur! » Et nous montâmes vers le temple de Constantin. Moi je levai la tète pour regarder du côté de la croix. » « Or, pendant que le moine racontait tout cela à son disciple, les Perses vinrent et le tuèrent; le disciple eut le temps de se sauver. Puis il revint, pleura la mort de son maître, et l'ensevelit dans le cimetière des saints.

« Quant aux armées romaines, elles s'étaient enfuies, et le moine resta seul, mais Dieu le protégea et il put arriver jusqu'à Jéricho.
« Les Perses, en apprenant que les habitants ne voulaient pas la paix, se ravisèrent et dressèrent des machines de guerre contre les citadelles. Le commencement du combat eut lieu le treize du mois, dans l'année quatre du règne de Heraclius, et se prolongea pendant vingt jours;[2] puis les murs furent détruits par les machines de guerre, et les Perses entrèrent dans la ville avec une grande colère. Les sentinelles s'enfuirent et se cachèrent dans les montagnes et les grottes; beaucoup parmi eux cherchèrent un refuge dans les églises, où les Perses entrèrent comme des lions, en grinçant des dents et en tuant tous ceux qu'ils rencontraient sans miséricorde. — Et le sanctuaire céleste pleurait sur le sanctuaire terrestre, et la preuve en est dans ce qu'il y avait ce jour, dans la ville, de grandes ténèbres, comme cela eut lieu lors de la crucifixion du Pur. —Et ils égorgeaient les vieillards comme on égorge les bêtes; toute la communauté but cette coupe; ils fauchaient les humains comme on fauche la paille; les églises de Dieu étaient détruites, et l'ennemi crachait sur les sacrifices qui se trouvaient sur les autels et foulait aux pieds les croix. Le châtiment atteignit les prêtres, et la mort frappa les vieillards et les petits enfants; le sang coulait comme un torrent, et la désolation était grande à Jérusalem. Étant donné que les épées des Perses étaient tirées contre ceux qui n'ont jamais trompé et trahi, elles frappaient les prêtres sur les autels, et celui qui élevait le sacrifice vers le ciel était tué sur-le-champ.

 « Lorsque les Perses apprirent que beaucoup de gens s'étaient cachés dans des lieux secrets, ils proclamèrent que tous ceux qui se montreraient auraient la vie sauve. Alors ceux qui s'étaient cachés reparurent; mais beaucoup d'entre eux étaient morts de ténèbres, de faim et de soif, au point que les lieux où ils étaient devinrent empestés. Le Cadi s'informa de leurs occupations, et chacun d'eux le renseigna sur ce qu'il faisait. Il prit alors les meilleurs d'entre eux et les envoya en Perse, et mit ceux qui restaient dans un étang (1) qui se trouvait hors de la ville, à une distance du vol d'une flèche, où il plaça des gardes, afin de les surveiller. Le nombre de ceux qui étaient réunis dans l'étang était si grand qu'ils s'écrasaient les uns les autres; les femmes étaient entassées sur les hommes à cause du manque de place, comme les bestiaux qu'on mène à l'abattoir, et la chaleur les brûlait comme le feu. Ainsi mouraient-ils sans être tués et cherchaient-ils la mort comme l'homme cherche la vie; ils criaient : « O Seigneur! Fais-nous voir ta miséricorde et sauve-nous de ce châtiment dans lequel nous nous trouvons, car la mort nous est préférable à la faim et à la soif! » Et, en effet, Dieu exauça leur prière.

« Les Juifs, en voyant que les chrétiens étaient livrés aux mains des Perses, s'en réjouirent et conçurent une mauvaise pensée. Profitant de la grande influence qu'ils avaient sur les Perses, ils s'avancèrent vers l'étang et dirent : « Quiconque veut devenir Juif, qu'il monte vers nous : nous le rachèterons des Perses! » Mais personne ne se montra, ce qui fâcha beaucoup les Juifs; aussi achetèrent-ils beaucoup de chrétiens qu'ils égorgèrent comme des bestiaux — les chrétiens étant joyeux de mourir pour le nom du Christ — et renversèrent-ils les églises. Voila comment a été détruite la ville de Jérusalem. Cependant nous nous réjouissons et disons : « Nous avons mérité tout ce qui nous est arrivé, que le nom du Seigneur soit béni à tout jamais! Car il n'a pas abandonné nos âmes dans la perdition, il nous a seulement ramenés à la pénitence. Nous nous rappellerons toujours l'état où nous étions. » Écoutez encore : « Il y avait un couvent près de la montagne des Oliviers. Les Perses y entrèrent et en firent sortir quatre cents nonnes, vierges, ils se les partagèrent entre eux et se livrèrent à la débauche. Un jeune homme perse se rapprochait d'une nonne, celle-ci lui dit : « O jeune homme! Laisse-moi ma virginité, et je te donnerai une huile qui te servira à la guerre : partout où tu te frotteras avec cette huile, l'épée ne laissera pas de trace.» Le jeune homme consentit à prendre l'huile, tout en satisfaisant au désir de la religieuse. Alors elle lui dit : « Frotte ton cou avec cette huile, et laisse-moi te frapper avec l'épée, afin que tu saches l'exactitude de mes paroles. » « Non, dit-il, frotte le tien ! » Or c'était ce qu'elle voulait : elle préférait mourir que de perdre son innocence. En effet, le jeune homme prit l'épée, la frappa, et, en voyant sa tête tomber par terre, il dit : Cette nonne aimait son âme et préférait la couronne du martyre. » Les autres nonnes qui étaient avec elle, en apprenant son acte, l'imitèrent, se livrèrent à la mort et subirent le martyre. « Les Perses firent sortir ensuite le Patriarche de Sion. Celui-ci s'assit alors dans la montagne des Oliviers, au milieu des prisonniers à qui il dit en soupirant : « Tout ce qui a été écrit au sujet de Jérusalem s'est accompli ! » Les prisonniers levèrent leurs mains vers le ciel, en s'écriant : « O Seigneur, aie pitié de ton sanctuaire, Jérusalem, de tes autels et de tes églises! Retiens ta colère et regarde comme tes ennemis se réjouissent! 0 Seigneur, ne nous châtie pas avec ta colère, mais avec ta miséricorde! En effet, nous avons péché, mais ne nous punis pas, afin que tes ennemis ne disent pas : Où est votre Dieu? Où est votre Croix? » Le Patriarche leur fit signe de se taire, et il dit : « Béni soit le Seigneur qui vous a infligé cette correction ! Notre Seigneur Jésus-Christ a été sur la croix pour notre salut : ne vous affligez pas et ne désespérez pas, car vous avez l'arme qui ne se gâte point, c'est la sainte Croix; ainsi celui qui souffrira avec patience jusqu'à la fin aura son salut, car les anges, les martyrs et les saints sont avec nous, ils combattront pour nous et demanderont à Dieu notre grâce. Béni soit Dieu qui ne nous a pas abandonnés, que son nom soit loué à tout jamais! Notre Seigneur Jésus-Christ a dit : « Ne craignez point ceux qui tuent le corps, craignez ceux qui tuent le corps en même temps que l'âme ». « Priez donc Dieu avec votre cœur, peut-être vous sauvera-t-il de l'ennemi, car sa miséricorde est grande comme le sable de la mer, si vous vous affligez un peu. » « Après avoir achevé de parler, le Patriarche se tourna du côté de l'Orient, fit la prière et dit : « Béni soit Notre Seigneur Jésus-Christ », puis il étendit les mains et dit : « Que la paix soit sur toi, ô Sion! Que la paix soit sur toi, ô Jérusalem! J'espère en Dieu que je te reverrai une autre fois. » Les Perses vinrent, prirent le Patriarche et l'entraînèrent comme on entraîne l'agneau à l'abattoir; lui, il se tourna et dit : « Adieu tous les lieux saints! Amen!» Tous les prisonniers répondirent : « Amen ! » Et descendirent de la montagne des Oliviers pour se diriger vers le chemin de Jéricho et du Jourdain.
« Il y avait parmi les prisonniers un saint homme, diacre d'une église, nommé Eusèbe. Il avait deux filles très jolies, dont l'une avait dix ans, et l'autre huit ans. Les Perses prirent les deux jeunes filles et leur ordonnèrent de se prosterner devant le feu ; mais le père leur faisait signe de ne point le faire. L'ennemi se fâcha, tira son épée et tua l'aînée qui prit la couronne du martyre; ensuite il fit venir la cadette qui refusa également, bien qu'elle fût déjà effrayée de la mort de sa sœur : elle fut également tuée. Le père en était très joyeux, et il se mit à se moquer de l'ennemi et lui dit : « Tu as été fort avec des enfants, mais tu ne pourras rien contre le père. » Alors l'ennemi donna l'ordre d'allumer un feu, fit ligoter le malheureux père et le fit jeter dans le feu ; ainsi se consomma son martyre.

« Il y avait aussi, parmi les prisonniers, deux frères qui s'aimaient beaucoup; ils étaient nés dans la même heure et avaient tous les deux douze ans. Or, les Perses les séparèrent l'un de l'autre. Un jour, un des frères vit de loin un prisonnier et se mit à crier : « Je te conjure de me dire si tu es Jérusalémite! » - Oui, répondit-il. - Ce prisonnier était achevai en compagnie de ses gardiens qui marchaient au galop. - « Arrête! dit-il, afin que je puisse voir ton visage : cela me consolera. » - « Je ne suis point maître de moi-même, lui répondit-il, va, mon frère, que la paix de Dieu soit sur toi! Dieu me fera voir ton visage une autre fois. » « Les Perses nous enfermèrent, en arrivant sur la terre persane, dans une grande maison, au seuil de laquelle ils avaient mis la Croix du Christ, et nous firent sortir de manière à la fouler aux pieds, en tuant ceux qui refusaient de marcher; en effet, la plupart des prisonniers furent tués et devinrent martyrs. Le patriarche Zacharie demanda aux Perses d'accorder aux prisonniers un moment de répit pour qu'ils pussent se reposer, ce qui lui fut accordé. Alors il réunit les diacres et les moines, se mit au milieu d'eux, se prosterna du côté de l'Orient - les diacres et les moines en firent autant - et ordonna de réciter trois psaumes : le psaume cent, le psaume vingt-et-un et le psaume dix-neuf; puis il s'arrêta, se mit à pleurer, et, en leur faisant voir le fleuve persan, il dit : « Sur le fleuve de Babel nous étions assis et nous pleurions au souvenir de Sion. Que notre main droite soit desséchée si nous t'oublions, ô Sion ! » Tout le monde se mit à pleurer. Puis il donna l'ordre de réunir les enfants de 5 à 12 ans, qui étaient au nombre de trois mille, et leur dit de crier à haute voix : « O Seigneur, aie pitié!», pendant que lui-même levait les mains et les yeux vers le ciel et disait : « Sauve-nous, ô Seigneur! Nous sommes venus nous-mêmes, et nous avons fait venir ces agneaux pour prier : exauce-les et pardonne-leur, car leurs cœurs sont purs, et ne regarde pas nos péchés! Rappelle-toi, ô Seigneur! Ces enfants, tes églises, la ville sainte de Sion et ce que les ennemis ont fait avec ta Croix! Rappelle-toi où est le tombeau (de Jésus), car lui a (la propriété) de pardonner à tes serviteurs et d'avoir pitié d'eux; il est vrai que nos actions ne sont pas bonnes devant toi. Exauce, ô Seigneur, la prière de tes serviteurs qui sont dans le désespoir! Nous sommes devant l'ennemi, et toi tu viens en aide à tous ceux qui cherchent un refuge auprès de toi. » Aussitôt que nous et nos enfants eûmes adressé cette prière à Dieu, le Roi des Perses s'écria qu'il n'imposait à personne l'adoration des idoles. Ainsi tenons ferme la Croix, car elle est notre force, et demandons assistance à Notre Seigneur Jésus-Christ! « Le Roi des Perses assembla ses conseillers, les Mages, les sorciers et les astrologues et leur dit : « Certes, la puissance du feu nous a livré la grande ville des chrétiens, Jérusalem, et la Croix devant laquelle ils se prosternent : regardez donc ce que vous avez à faire avec les chrétiens, et, si vous arrivez à les convaincre, je vous donnerai de beaux présents. » Puis on fit venir devant le Roi le Patriarche qui regardait la Croix pour implorer son secours. Un Mage dit : « Je sais ce que tu as fait hier et ce que tu veux faire aujourd'hui. » Le Patriarche dit alors au Roi : Il ne convient pas à tes serviteurs d'être frivoles devant toi et de mentir.» Le Roi jura devant le feu que si le Mage mentait, il ordonnerait de le tuer, mais que, s'il disait la vérité, il ferait tuer le Patriarche, le chef des chrétiens. Ce dernier prit alors le bâton que le Mage tenait dans la main et lui dit : « Ton épée est-elle dans ton bâton ou non? » Le Mage fut embarrassé dans la réponse et se tut. Le Roi donna l'ordre de le tuer. A partir de ce temps, personne parmi les Mages n'osait plus s'approcher de la Croix par crainte.

« Un moine nommé Siméon séduisit (?), une jeune fille des servantes du Roi. Cette jeune fille était une chrétienne qui honorait la Croix et respectait beaucoup le Patriarche à qui elle envoyait de grands présents. Puis elle mit au monde un garçon, et lorsque celui-ci eut l'âge de quinze jours, on donna à cette fille beaucoup d'argent et on lui apprit à dire que le Patriarche avait eu commerce avec elle, et que l'enfant était de lui. Le Patriarche, en apprenant cela, prit l'enfant dans ses bras, fit un signe de croix sur sa bouche, et lui dit : « Au nom de Jésus-Christ, dis à cette foule s'il est vrai que je suis ton père! » L'enfant répondit : « Non, tu n'es pas mon père! » Tous les assistants furent émerveillés, et le respect du Roi pour le Patriarche s'augmenta : il le considérait comme son fils.

« Un homme des nobles de la royauté apprit au Patriarche que sa femme était stérile, celui-ci pria pour lui et lui donna un liquide, en disant : « Ordonne à ta femme de boire « ceci et de s'en laver le visage » ; mais la femme, en apprenant que cela venait du Patriarche, le fit jeter. Lorsque son mari revint, il trouva deux brandies odorantes qui avaient poussé à l'endroit où le liquide avait été jeté : ainsi apprirent-ils que, si elle l'avait bu, elle aurait eu deux enfants. La femme se repentait, mais elle continua à être stérile.

« Après un long séjour sur la terre perse, le Patriarche écrivit à ceux qui étaient restés à Jérusalem un message dans lequel il leur adressa des recommandations, des exhortations et des consolations,[3] afin qu'ils ne se disent pas en eux-mêmes que les prisonniers avaient péri.

« Il y avait un homme nommé Thomas qui racontait que, en ensevelissant ceux qui avaient été tués, lui et sa femme les avaient comptés. Il dit :

« De l'autel Saint-Georges il y en avait 7; de la Maison de la Foi 18; de Djabab (?) 250; de l'église Sainte-Sophie 866; du couvent Kesman et Damien 2,112; de la Croix 70; de la Maison de la Résurrection 212; de la. place publique 32; de la rue Samarnaka (?) 723; de la Maison Saint-Mars 1,107; du côté occidental de Sion 197; de El-Ibrounatik (?) 2,107; de la Maison Saint-Jacob 1,700; de Golgotha 308; de Kabaïl (?) 8,111; de Bakharoun (?) 1,708; de la Source de la Consolation 2,313; de Namila (?) 24,518; de la Ville d'Or 1,202; du couvent Saint-Joh 1,230; de Hercanien-le-Roi (?) 167; de la montagne des Oliviers 1,207; de la petite place publique 102; de la grande place publique 417; de l'église Saint-Séraphin 38; et devant le Golgotha 80; des grottes, des montagnes et des jardins, 6,807; de la ruine de David 2,210; de l'intérieur de la ville 265; de l'endroit où se trouve la muraille 1,800. Le total des tués par les Perses à Jérusalem était de 62,455.[4] »

« La grande Croix fut rendue à Jérusalem par Heraclius. Le Roi des Perses fut attaqué par son propre fils qui le tua et régna à sa place. Heraclius, l'empereur romain, vint en Perse, tua des milliers d'hommes, prit beaucoup de villes et délivra les prisonniers; les Perses fuyaient devant lui.
« Dix-neuf ans plus tard, régnait en Perse un homme qui était en paix avec Rome; c'est lui qui envoya à Heraclius la grande Croix et beaucoup de présents. Ce qui est étonnant, c'est que Dieu avait gardé l'arche sainte des Israélites et n'avait pas abandonné la grande Croix. Gloire à Dieu à tout jamais! Puisse sa miséricorde, la puissance de la grande Croix, l'intercession de la Vierge, la mère de la lumière, et tous les saints être avec nous. Amen! »

*

Nous ne croyons point devoir adjoindre de commentaire à ce texte si douloureux dans sa navrante et un peu enfantine simplicité. Désormais, grâce à ce document, corollaire naturel et paraphrase un peu diffuse de la trop rapide Élégie du patriarche saint Sophronius, nous distinguons dans ses moindres reliefs l'inexpiable catastrophe de l'année 614.[5] Le voile sanglant qui enveloppait l'effondrement de la splendide Jérusalem byzantine, cette merveille de l'Orient chrétien, et nous en dérobait les lugubres détails, ce voile est déchiré. Désormais, nous pouvons mesurer toute l'horreur du sinistre et nous comprenons que, même aujourd'hui, après douze siècles, la liturgie grecque de Syrie profère encore des anathèmes et garde des formules de malédiction contre les sacrilèges et détestables auteurs d'un tel parricide religieux…

NOTES :

[1] Titre donné à ce document par les Archives de l'Orient latin, tome II, première partie, section B, § 2, p. 173. ligne 1.
[2] Dans ces conditions, on peut se demander si la date du Ht mai (il 1. adoptée par M. Dulaurier pour celle de l'entrée des Perses a Jérusalem, est bien exacte. et s'il ne serait pas préférable de placer cette catastrophe soit au moins de juin. soit, comme le baron Adolphe d'Avril, au mois de juillet (il 1 (Installation de la Sainte-Croix, page :JOl du Bulletin de l'ftCurre ilc-i pèlerinages en Terre-Sainte, Tome II. Paris, 1801, in-N°.)
[3] Nous possédons ce message, il est intitulé : Zachariae hierosolymitani patriachae epistola, colonne 3230 à 3232 du tome LXXXVI de la Patrologie grecque de l'abbé Migne.
[4] La traduction de ce précieux passage a été revue et rectifiée ainsi qu'il suit par le savant l'ère Jlhétoré, des Frères Prêcheurs, au couvent de Saint-Etienne de Jérusalem :
« De l’autel Saint-Georges, il y en avait 7: de la Maison de la pénitence, 18; de El-Habab (?), 250; de l’autel d'El-Yinat (?)*: de l'Église Sainte-Sophie, :109 morts; du Courent Qazman et Damien (SS. Cosme et Damien), 2,112; de la Croix, 70; de la Maison de la Résurrection, 212; de la place publique, 12; du quartier Semounqa (?), 723; de la Maison de Suint-Marc. 1.107: du côté occidental de Sion, 197**; de El-Ibroubatiki (Fontaine Probatique), 2.107 ; de la Maison de Jacques, 1.700: du Golgotha, 308 ; de El-Qabaïl (?), 8.111 ; de El-Bakhâroun (quartier des Parfumeurs (?), 1.078: de la fontaine de Silouan (Fontaine de Siloé), 2.313; de Mamilla (Birket et cimetière Mamilla), 24.518: de la Ville d'or (la Porte Dorée?), 1.202; du Couvent de Saint-Jean. 1.250; de DjErqounioun le roi (?), 107; de la montagne des Oliviers. 1.207; de matroumat de la Résurrection, 83;*** de la petite place publique, 102 ; de la grande place publique, 117 ; de l'Église Saint-Serabioun (Saint-Sérapion), 38 ; de devant le Golgotha, 80 ; des grottes, des montagnes et des jardins, 6.707 ; du Makhrâb (?) de David (peut-être Mihrâb, salle d'honneur, logement élevé, temple?), 2.210 ; de l'intérieur de la ville, 265: de l'endroit où se trouve la muraille, 1.800. Le total des tués par les Perses à Jérusalem était de 62.455. Après vérification, on trouve que le total des chiffres du texte arabe donne 61.820 ». Nous remercions chaleureusement le R. P. Rhétoré d'avoir bien voulu nous communiquer le très intéressant résultat de ses études sur ce texte à la fois si curieux et si altéré.
* Ce passage manque dans la traduction française donnée plus haut, mais on a omis de nous indiquer le nombre des morts.
** Ce passage ne paraît pas exister dans le texte arabe.
*** Le défaut de formation d'un des caractères arabes laisse quelque doute. Ce passage manque dans la traduction française donnée plus haut.
[5] La date de 614 est admise par MM. Dulaurier, baron Adolphe d'Avril, Ludovic Drapeyron et A. de Longpérier {Oeuvres réunies et mises en ordre, par G. Schlumberger, tome I, Paris. Leroux, 1883, gr. in-8°). — La date de 615 est préférée par Lebeau, tome XI, livre LVI, page II, et par le regretté Victor Guérin (Jérusalem, page 132).

Prise de Jérusalem par les perses en 614 : http://remacle.org


Mohamed ZEMIRLINE

samedi 16 mai 2015

Bayazid II et ses Conquêtes. alfutuhat.com


ISLAM AL FUTUHAT

Le sultan Bayazid II et ses Conquêtes


Le sultan Bayazid II accéda au trône le 22 Rabī‘ al-Awwal 886 H (23 mai 1481 EC), et après quelques temps il parvint à continuer les conquêtes de l’empire ottoman, après s’être occupé des affaires de la nation (le principal objet de préoccupation de Bayazid II était la querelle avec son frère Cem qui réclamait le trône et recherchait un soutien militaire auprès des Chevaliers de Saint Jean à Rhodes. Finalement, les Chevaliers remirent Cem au pape Innocent VIII (1484 EC -1492 EC) qui pensa à utiliser Cem comme un outil pour repousser les Turcs d’Europe, mais la croisade papale échoua et Cem fut abandonné à croupir et à mourir dans une prison Napolitaine. Des Rebellions dans l’est, comme celle de Kizil Bash, troublèrent la plus grande partie du règne de Bayazid II ; elles étaient souvent soutenues par le shah de Perse, Isma‘il, qui était enclin à promouvoir le shiisme pour saper l’autorité de l’état ottoman. L’autorité ottomane en Anatolie fut en fait sérieusement menacée pendant cette période, et à un moment le grand vizir de Bayazid II, ‘Ali Pasha, fut tué dans une bataille contre les rebelles).

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SOMMAIRE

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La conquête de Bogdania (Moldavie)


Le sultan Bayazid II entama ses conquêtes en 888 H (1483 EC) par une attaque contre la Hongrie. Un an plus tard, en Rabī‘ al-Awwal 889 H (Mai 1484 EC), il se tourna vers la Moldavie et durant cette campagne il parvint à conquérir un certain nombre de villes parmi lesquelles la forteresse de Chilia le 20 Joumādah al-Awwal 889 H (15 juillet 1484 EC), puis celle d’Akkerman, une citadelle située sur la Mer Noire le 26 Rajab 889 H (19 Août 1484 EC).

Le sultan Bayazid II parvint à conquérir cette forteresse après trois tentatives ratées, en 822, 858 et 879 H (1419, 1454 et 1474 EC).

Cette conquête permit aux Ottomans de contrôler l’embouchure du Danube et du Dniester, ce qui leur donnait la suprématie totale sur la route terrestre vers la Crimée. En plus, la principauté de Bogdania perdait toutes ses côtes sur la Mer Noire et comme elle n’occupait plus aucun littoral, toute la région tomba sus le contrôle ottoman et toute la Mer Noire devint un « lac » ottoman.

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La conquête de la Slovénie et de la Croatie


Vers la fin de l’année 898 H (1492 EC), l’émir de Bosnie, Ya‘qoūb Pasha, marcha sur la Slovénie à la tête d’une armée ottomane composée de 80.000 soldats. Cette armée réussit à conquérir la Slovénie puis Styria.

Alors qu’il était de retour, une armée croisée tenta de bloquer la progression de l’armée ottomane en Croatie mais cette dernière, commandée par l’émir de Bosnie, Ya‘qoūb Pasha,  parvint à la vaincre après avoir tué 5.700 croisés et fait prisonniers 25.000 autres. Ceci eut lieu le 27 Dzoul Qi‘dah 898 H (9 septembre 1493 EC). Cette victoire est enregistrée dans une poésie.

L’armée ottomane parvint également, entre 902 H et 909 H (1496 EC et 1503 EC) à obtenir un certain nombre de victoires sur les Vénitiens, et de nombreuses villes comme Lépante, Kurun, Navarro et Durazzo, et par ces conquêtes le sultanat ottoman s’étendait dans les Balkans et en Europe de l’est.

Pris de :
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SOURCE :
http://alfutuhat.com/index.html


Mohamed ZEMIRLINE

Philippe IV Le Bel et les anglais: tentative de conquête de la Flandre. Wikipedia


La tentative de conquête de la Flandre


La bataille de Courtrai, en 1302, est une lourde défaite de l'armée de Philippe le Bel en Flandre, mais qui est lavée par la victoire de Mons-en-Pévèle en 1304.
Lorsque le comte de Flandre, Gui de Dampierre, allié au roi Édouard Ier d'Angleterre, rompit son hommage de vassal au roi de France en 1297, Philippe IV mobilisa 60 000 hommes pour envahir son comté. Cette affaire pousse aussi le roi à développer le premier arsenal de marine aux Clos des Galées et à se doter d'une flotte de guerre pour combattre le roi d'Angleterre puis les Flamands révoltés. Philippe IV subit d’abord deux échecs avant d'être victorieux des Flamands :

- Les Matines de Bruges : à l’aube du 18 mai 1302 à Bruges, des insurgés flamands armés attaquèrent une des garnisons françaises de la ville. Selon la tradition, pour distinguer les Français, ils auraient abordé les occupants des chambres en leur demandant de répéter après eux le shibboleth : « schild en vriend », difficile à prononcer pour un francophone car le « ch » transcrit un son guttural inconnu en français, le « r » est roulé et « ie » se prononce « i » et qui signifie « bouclier et ami ». Cette version couramment admise manque cependant de crédibilité. Une autre version, nettement plus crédible et logique, dit qu'il s'agirait plutôt de la phrase « des gildens vriend », « ami des guildes ». Plus de douze mille4 soldats français de la garnison sont démasqués et assassinés au pied du lit. On appelle cette journée « Matines de Bruges » ou « Matines brugeoises », par analogie aux « Vêpres siciliennes » qui chassèrent les Français de Sicile vingt ans plus tôt.

- La bataille des éperons d’or : le 11 juillet 1302, les chevaliers français menés par Robert II d'Artois furent écrasés ce jour là près de Courtrai par des milices communales flamandes de la même façon que la bataille de Mansourah et comme celles futures de Crécy et d’Azincourt.

- Bataille de Mons-en-Pévèle : le 18 août 1304, le roi parvient à remporter une belle victoire, quelques jours après la victoire des ses navires à Zierikzee. Une escouade de Français avait réussi à crever les tonneaux de bière placés sur un petit tertre par les Flamands pour se désaltérer: ceux-ci n'ont plus à boire. Cette après-midi là, le roi échappa à la mort : 600 Flamands, en désespoir de cause, firent un ultime raid vers le camp royal. Par chance, Philippe s'était dévêtu de son armure royale. Les Flamands ne le reconnurent pas et il réussit à sauter sur un cheval et se dégager à grands coups de hache d'armes. « Le roi se combat ! le roi se combat ! » criait-on dans le camp des Français. De nombreux seigneurs perdirent la vie, dont le vicomte de Turenne et Mathieu IV de Montmorency. Le roi attribua cette victoire à la protection de la Vierge et dans la nef de la cathédrale Notre-Dame de Paris, accolée au premier pilier oriental côté sud, il fit dresser une statue équestre en bois en ex-voto face à l'autel de Marie.

Source :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_IV_de_France#Mort

vendredi 15 mai 2015

Algérie 1830 conquête, extrait. Maréchal Saint-Arnaud


Algérie 1830 conquête extrait


« Le pillage exercé d'abord par les soldats, s'étendit ensuite aux officiers, et quand on évacua Constantine, il s'est trouvé comme toujours, que la part la plus riche et la plus abondante était échouée à la tète de l'armée et aux officiers de l'état-major. » (Prise de Constantine, octobre 1837.) 
« Nous resterons jusqu'à la fin de juin à nous battre dans la province d'Oran, et à y ruiner toutes les villes, toutes les possessions de l'émir. Partout, il trouvera l'armée française, la flamme à la main. »
(Mai 1841.)   
« Mascara, ainsi que je l’ai déjà dit, a dû être une ville belle et importante. Brulée en partie et saccagée par le maréchal Clauzel en 1855. »
« Nous sommes dans le centre des montagnes entre Miliana et Cherchell. Nous tirons peu de coup de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes. L’ennemi fuit partout en emmenant ses troupeaux »
(avril 1842)

« Le pays des Beni-Menasser est superbe et l’un des plus riches que j’ai vu en Afrique. Les villages et les habitants sont très rapprochés. Nous avons tout brûlé, tout détruit. Oh la guerre, la guerre ! Que de femmes et d’enfants, réfugiés dans les neiges de l’Atlas, y sont morts de froid et de misère !… Il n’y a pas dans l’armée cinq tués et quarante blessés. »
(Région de Cherchell, avril 1842)

« Deux belles armées… se donnant la main fraternellement au milieu de l’Afrique, l’ une partie de Mostaganem le 14, l’autre de Blidah le 22 mai, rasant, brûlant, chassant tout devant elles. » (mai 1842 ; de Mostaganem à Blidah il y a 250 kilomètres.)

« On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres. Des combats: peu ou pas. »
(Région de Miliana, juin 1842)       
« … Entouré d’ un horizon de flammes et de fumées qui me rappellent un petit Palatinat en miniature, je pense à vous tous et je t’écris. Tu m’a laissé chez les Brazes, je les ai brûlés et dévastés. Me voici chez les Sindgad, même répétition en grand, c’est un vrai grenier d’abondance… Quelques-uns sont venus pour m’amener le cheval de soumission. Je l’ai refusé parce que je voulais une soumission générale, et j’ai commencé à brûler. »
(Ouarsenis, Octobre 1842)

« Le lendemain 4, je descendais à Haimda, je brûlais tout sur mon passage et détruisais ce beau village…Il était deux heures, le gouverneur (Bugeaud) était parti. Les feux qui brûlaient encore dans la montagne, m'indiquaient la marche de la colonne. »
(Région de Miliana, février 1843.)       
« Des tas de cadavres pressés les uns contre les autres et morts gelés pendant la nuit ! C'était la malheureuse population des Beni-Naâsseur, c'étaient ceux dont je brûlais les villages, les gourbis et que je chassais devant moi. »
(Région de Miliana, février 1843.)
« Les beaux orangers que mon vandalisme va abattre !... je brûle aujourd'hui les propriétés et les villages de Ben-Salem et de Bel-Cassem-ou-Kassi. » (Région de Bougie, 2 octobre 1844.)        
« J'ai brûlé plus de dix villages magnifiques. » (Kabylie, 28 octobre 1844.)
« II y avait encore des groupes nombreux d'ennemis sur les pitons, j'espérais un second combat. Ils ne sont pas descendus et j'ai commencé à couper de beaux vergers et à brûler de superbes villages sous les yeux de l'ennemi. »
(Dahra, mars 1846.)

Izorane Invité : 19/09/2007.
 « J'ai laissé sur mon passage un vaste incendie. Tous les villages, environ deux cents, ont été brûlés, tous les jardins saccagés, les oliviers coupés. » (Petite Kabylie, mai 1851.)
« Nous leur avons fait bien du mal, brûlé plus de cent maisons couvertes en tuile, coupé plus de mille oliviers. » (Petite Kabylie, juin 1851.)       
Tel est le témoignage de Saint-Arnaud. Témoignage décisif, mais qui est loin d'être unique. Tous les officiers d'Afrique, qui ont écrit ce qu'ils ont vu, disent la même chose.

La vente des femmes et le massacre des enfants      
Officier d'Afrique non moins typique que Saint-Arnaud, ce colonel Pein, issu du rang qui resta vingt-trois ans en Algérie (de 1840 à 1863), et qui occupa les loisirs de sa retraite à composer un petit ouvrage sur l'Afrique. A la différence de Saint-Arnaud, ce fut surtout dans le Sud qu'il eut à opérer.        
Voici comment il décrit la prise de Laghouat, à laquelle il assista (2 décembre 1852.) :
« Le carnage fut affreux ; les habitations, les tentes des étrangers dressées sur les places, les rues, les cours furent jonchées de cadavres. Une statistique faite à tête reposée et d'après les meilleurs renseignements, après la prise, constate le chiffre de 2 300 hommes, femmes ou enfants tués ; mais le chiffre de blessés fut insignifiant, cela se conçoit. Les soldats, furieux d'être canardés par une lucarne, une porte entrebâillée, un trou de la terrasse, se ruaient dans l'intérieur et y lardaient impitoyablement tout ce qui s'y trouvait ; vous comprenez que, dans le désordre, souvent dans l'ombre, ils ne s'attardaient pas à établir de distinction d'âge ni de sexe : ils frappaient partout et sans crier gare ! »
( Pein, Lettres familières sur l'Algérie, 2e édit, p. 393)       

C'est tellement l'habitude de massacrer femmes et enfants qu'une fois que le colonel Pein ne put le faire, il éprouva le besoin de s'en excuser dans une lettre :
« Les Ouled Saad avaient abandonné femmes et enfants dans les buissons, j'aurais pu en faire un massacre, mais nous n'étions pas assez nombreux pour nous amuser aux bagatelles de la porte : il fallait garder une position avantageuse et décrocher ceux qui tiraient sur nous. »   
(Pein. Lettres familières sur l'Algérie, 2e édit., p. 26.)        

Ainsi, si les femmes et les enfants des Ouled Saad n’ont pas été « massacrés », c’est uniquement pour raison stratégique ! Si on avait été plus nombreux, toutes et tous y auraient passé, on se serait « amusé aux bagatelles de la porte ! »  
Certains généraux cependant préféraient qu’on ne massacre pas les femmes, mais qu’on s’en empare… et qu’on les vendent. Telle était la méthode préférée de Lamoricière. Dans les lettres qu’il écrivait à sa famille, l’un des subordonnés de Lamoricière, le colonel de Montagnac, décrit ainsi le système.     
(De Montagnac, Lettres d'un soldat, p. 141, 142, 195, 203, 311, 225.)

( On trouvera les lettres dont sont extraites ces citations dans Lettres du Maréchal Saint-Arnaud, tome I, pages 141, 313, 325, 379,381, 390, 392, 1472, 474, 549, 556, tome II, pages 83, 331, 340.) 

SOURCE :
http://kabyle.com/forum/threads/25527-algérie-1830-conquête-extrait


Prophète: Prophétie de conquête islamique de Rome


Prophétie de conquête islamique de Rome

 

Lors de la 26ème Rencontre des musulmans de France, qui a eu lieu des 10 au 13 avril 2009, au Bourget, le « docteur » Tareq Suwaidan, invité à donner une conférence sur Le Prophète Mohamed : un modèle pour l’humanité, a expressément enjoint la nombreuse assistance à ne pas oublier une prophétie  de Mahomet, fondateur de l’islam.
Il s’agit d’un propos  du dit prophète rapporté par ses compagnons dans le Hadîth (Tradition islamique ou Sunna), source majeure, après le Coran, de la Charia (Loi islamique). Mahomet aurait en effet annoncé que la conquête de Rome suivrait celle de Constantinople, première prophétie déjà réalisée en 1453 dans un bain de sang…

Extrait du hâdith : « Ibn Qatîl rapporte : « Nous étions chez l’Envoyé de Dieu, quand on lui demanda : « Laquelle de ces deux villes, Rome ou Constantinople, sera-t-elle prise en premier ?»

L’Envoyé de Dieu répondit : C’est la ville d’Héraclius, c’est-à-dire Constantinople, qui sera prise la première». (Ahmad 2/176, ad-Dârimi 1/126, et Al-hâkim 3/422)

Lors de cette rencontre de l’UOIF au Bourget, évènement majeur pour la communauté musulmane établie en France, Tareq Suwaidan a déclenché des applaudissements nourris quand il a appelé les dizaines de milliers de musulmans présents à ne pas cacher cette prophétie, et donc à la faire vivre…

« La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera. »

« C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n’ont trouvé la réponse. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam. En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’Etat. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis « musulmane », je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard! Les « misérables » ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race. L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution ». (André Malraux, le 3 juin 1956)
Elisabeth de Miribel, transcription par sténo Source Institut Charles de Gaulle Valeurs Actuelles n° 3395

Des cheiks annoncent la conquête de Rome par l’islam

Un certain nombre de cheiks, dont le cheik sunnite Youssef Al-Qaradhawi, annoncent la conquête de Rome par l’islam.
Certains dignitaires musulmans ont prédit la conquête de Rome par l’islam, conformément à la prophétie de Mahomet, conquête qui représente le thème de nombreux sermons du vendredi. Le cheik Youssef Al-Qaradhawi, l’une des autorités religieuses les plus influentes de l’islam sunnite, l’évoque fréquemment dans son émission télévisée et en tient compte dans l’élaboration de ses décrets religieux. Voici certains des propos tenus par Al-Qaradhawi et d’autres imams : Al-Qaradhawi : l’islam retournera en Europe en conquérant Dans une fatwa affichée sur le site islamonlien.net (1) le cheik Al-Qaradhawi répond à la question d’un lecteur en se référant aux « signes de la gloire de l’islam », mentionnés dans un hadith [enseignement oral] souvent cité :

« …On posa au prophète Mahomet la question suivante : ‘Quelle ville sera conquise en premier, Constantinople ou Romiyya ?’ Il répondit : ‘La ville d’Héraclès sera conquise en premier’, c’est-à-dire Constantinople… Romiyya est la ville aujourd’hui appelée ‘Rome’, capitale italienne. La ville d’Héraclès [qui devint ensuite Constantinople] fut conquise en 1453 par Mohammed Ben Morad, jeune Ottoman de 23 ans connu sous le nom de Mohammed le Conquérant. L’autre ville, Romiyya, reste [à conquérir], et nous espérons et croyons [qu’elle sera conquise].

Cela signifie que l’islam retournera en Europe en conquérant et en vainqueur, après en avoir été expulsé deux fois: une fois d’Andalousie, au sud, l’autre fois à l’Est, après qu’il eut frappé à plusieurs reprises aux portes d’Athènes. »
Le cheik Al-Qaradhawi nuance alors son propos :
« Je soutiens que cette fois la conquête ne se fera pas par l’épée mais par la prédication et l’idéologie… » (2)

Al-Qaradhawi a tenu un discours similaire en d’autres circonstances, notamment dans son émission religieuse hebdomadaire, diffusée sur Al-Jazira, où il a déclaré : « Les amis du Prophète ont entendu [de sa bouche] que deux villes seraient conquises par l’islam, Romiyya et Constantinople, le Prophète ayant précisé qu’Héraclès [qui deviendra plus tard Constantinople] serait conquise en
premier. Romiyya est Rome, capitale italienne, tandis que Constantinople était la capitale de l’Etat de la Rome byzantine, aujourd’hui Istanbul. Il a décrété qu’Héraclès serait conquise en premier, et c’est ce qui est arrivé…

Constantinople a été conquise, mais la deuxième partie de la prophétie, c’est-à-dire la conquête de Rome, reste à réaliser. Cela signifie que l’islam retournera en Europe. L’islam est entré deux fois en Europe, et deux fois l’a quittée… Peut-être que la prochaine conquête, avec la volonté d’Allah, se fera par la prédication et l’idéologie. Toute terre n’est pas obligatoirement conquise par l’épée…. [La conquête de la Mecque] ne s’est pas faite par l’épée ou la guerre, mais par un traité [de Houdaybia] et par des moyens pacifiques… Peut-être allons-nous conquérir ces terres sans armées. Nous voulons qu’une armée de prédicateurs et d’enseignants présentent l’islam dans toutes les langues et tous les dialectes… » (3)

En une autre occasion, le cheik Al-Qaradhawi insiste : « Le hadith dit que la ville de Constantinople, ville d’Héraclès, sera conquise d’abord. Nous avons conquis Constantinople, mais la deuxième partie de la prophétie reste à accomplir – la conquête de Romiyya. Celle-ci implique le retour de l’islam en Europe. Dans l’une de mes précédentes émissions, j’ai dit qu’à mon avis cette conquête ne se ferait pas au moyen de l’épée ou des armées, mais par les sermons et l’idéologie.

L’Europe [finira par] se rendre compte qu’elle souffre de sa culture matérialiste et se cherchera une solution de remplacement, une échappatoire, un canot de sauvetage ; elle ne trouvera rien qui puisse la sauver, si ce n’est le message de l’islam, le message du muezzin qui lui transmettra la religion sans renier le monde, la conduira aux cieux sans la déraciner de la terre. Avec la volonté d’Allah, l’islam retournera en Europe, et les Européens se convertiront à l’islam. Ils seront ensuite à même de propager l’islam dans le monde, mieux que nous, les anciens musulmans. Tout cela est possible pour Allah. » (4)


Un cheik saoudien : « Nous contrôlerons le pays du Vatican »
Le cheik saoudien Mohammed Ben Abd El-Rahman Al-Arifi, imam à la mosquée de l’Académie de la Défense du roi Fahd (5), a débattu de ce hadith dans un article affiché sur le site Kalemat.org.

Sous le titre : « Ne soyez pas tristes, Allah est avec nous », l’article dit :
« …Nous contrôlerons la terre du Vatican ; nous contrôlerons Rome et y introduirons l’islam. Si bien que les chrétiens, qui ont gravé des croix sur les torses des musulmans au Kosovo, en Bosnie et dans divers endroits du monde avant cela – devront nous payer la djiziya [taxe payée par les non-musulmans sous règne musulman] dans l’humiliation, ou se convertiront à l’islam… » (6)

Dans un sermon prononcé à la mosquée Al-Nour de Khobar, le cheik Nasser Mohammed Al- Nasser a cité le sage Al-Albani : « La première conquête a été réalisée, comme chacun sait, sous Mohammed le conquérant ottoman, 800 ans après la prophétie du Prophète, et la deuxième conquête [celle de Rome] sera elle aussi réalisée, avec la volonté d’Allah, cela étant inéluctable… » (7)

Dans un autre de ses sermons, le cheik Al-Nasser précise : « Ce hadith prédit la conquête des deux villes. La première a déjà été conquise et est restée sous contrôle musulman pendant quelque temps, avant d’être usurpée [par Atatürk]. Certains signes indiquent qu’elle sera à nouveau conquise et régie par l’islam. Rome sera également conquise… » (8)

Un vice-ministre de l’Autorité palestinienne :
« Quand l’islam arrivera à ses fins, le soleil et les étoiles s’éteindront. »
Dans un sermon donné à la mosquée Al-Aqsa, le vice-responsable palestinien du Waqf, le cheik Djoumaa Salameh, a déclaré : « Romiyya est Rome, capitale italienne, tandis que Constantinople est l’Istanbul d’aujourd’hui, connue dans l’histoire islamique sous le nom d’Islamboul…

La grande conquête [de Constantinople] a été réalisée deux siècles après l’entrée des Tartares à Bagdad et la chute du Califat. Les gens pensaient alors que l’islam était au plus bas…, oubliant que l’islam n’avait pas encore atteint tous ses buts, car en ce jour, le monde cessera d’exister : le soleil et les étoiles s’éteindront… » (9)

Un cheik soudanais : Rome sera conquise
Dans un sermon prononcé à la mosquée de Khartoum, au Soudan, le cheik Mohammed Abd El- Karim a déclaré : « … Le Prophète a prédit que les musulmans s’empareraient de l’Inde : ‘Allah a sauvé deux groupes parmi ma nation des flammes de l’Enfer : le groupe qui attaquerait l’Inde et le groupe qui se tiendrait auprès de Jésus, le fils de Marie [au cours de la bataille du Jour du Jugement].
Le prophète Mahomet nous a parlé de la conquête de Constantinople, la capitale de l’Etat byzantin, et de celle de Rome, où se trouve le Vatican… Certaines paroles du Prophète se sont déjà réalisées.

Les musulmans ont conquis la Perse et Byzance… Les musulmans ont attaqué l’Inde qu’Allah a conquise pour nous, jusqu’à la frontière chinoise. Les musulmans ont conquis Constantinople, où se situe la chrétienté orientale, et à l’avenir, un roi puissant s’élèvera chez les musulmans, sous qui l’islam se répandra et sous qui Rome sera conquise… » (10)

(1) Le 2 décembre 2002
(2) http://www.islamonline.net/fatwa/ar…p?hFatwaID=2042
(3) Al-Jazira (Qatar), le 24 janvier 1999
http://www.aljazeera.net/programs/s…01/7/7-6-2.htm.
(4) Al-Jazira (Qatar), le 30 novembre 2000
http://www.aljazeera.net/programs/s…/11/11-30-3.htm
(5) D’après
http://www.ghran.com/mandobiah/tazkiat7.htm
(6) http://www.kalemat.org/sections.php?so=va&aid=93
(7) http://www.alminbar.net/alkhutab/kh…p?mediaURL=2772 ; le cheik Al-Nasser a fait des
déclarations similaires dans un sermon daté du mois d’avril 1992:
http://www.alminbar.net/alkhutab/kh…p?mediaURL=2818
42
(8) http://www.alminbar.net/alkhutab/kh…p?mediaURL=2431
(9) http://www.alminbar.net/alkhutab/kh…p?mediaURL=6345
(10) http://www.alminbar.net.alkhutab/kh…p?mediaURL=311

http://www.neotrouve.com/?p=420

Voir article : prophete_rome_conquete_prophetie_mz


Mohamed ZEMIRLINE