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lundi 25 mai 2015

Pape Boniface VIII. L'attentat d'Anagni


L'attentat d'Anagni

L'attentat d'Anagni est l'événement le plus célèbre et le plus marquant de la lutte opposant le roi de France Philippe le Bel au pape Boniface VIII.



Historique


Philippe IV le Bel, au début de 1303, est menacé d'excommunication. Conseillé par son nouveau chancelier, Guillaume de Nogaret, il réplique par la convocation d'un concile œcuménique à Lyon dont le but serait de juger le pape, que plusieurs qualifient d'« indigne », et de le déposer. Nogaret est chargé de se rendre en Italie afin de notifier les volontés du roi au pontife, Boniface VIII. Celui-ci, ayant appris les intentions de Philippe IV avant l'arrivée de Nogaret, prépare la bulle Super patri solio (Petri solio excelso1), qui l'excommunie officiellement.

L'apprenant, Nogaret décide d'organiser un coup de main contre le pape avant la publication et la mise en vigueur de la bulle, le 8 septembre. Il recrute une troupe de 600 cavaliers et de 1 500 fantassins menés par deux chefs de guerre, par surcroît ennemis du pape, Sciarra Colonna et Rinaldo de Supino.
Dans la nuit du 7 au 8 septembre 1303, ils investissent la petite ville d'Anagni dans le Latium, où réside le pape pendant l'été. Ils réussissent à s'emparer sans trop de mal du palais pontifical de la ville2. Cependant, les buts de Nogaret et de Colonna ne sont pas les mêmes. Nogaret veut simplement lui notifier la citation à comparaître au concile ; Colonna veut s'emparer de la personne du pape et l'obliger à renoncer à sa charge. Nogaret parvient à calmer son complice et lit solennellement son acte d'accusation au pape. Celui-ci fait face avec dignité sans céder sur aucun point, déclarant : « Voici mon cou, voici ma tête. »
Maurice Druon décrit la scène dans Les Rois maudits : « (...) Là, le vieux pape de 98 ans, tiare en tête, croix en main, seul dans une immense salle désertée, voyait entrer cette horde en armures. Sommé d'abdiquer, il répondait : "Voilà mon cou, voilà ma tête ; je mourrai, mais je mourrai pape." Sciarra Colonna le giflait de son gantelet de fer. Et Boniface lançait à Nogaret : "Fils de Cathare ! Fils de Cathare !" »

dimanche 24 mai 2015

Premier empire colonial français. Wikipédia


Premier empire colonial français


Empire colonial français : carte indiquant le Premier espace colonial français en bleu clair (le Second espace colonial étant en bleu foncé).
Le Premier empire colonial français est l'espace colonial de la France issu des conquêtes de l'Ancien Régime. Les désignations suivantes lui correspondent : « premier espace colonial français », « empire royal », « empire monarchique » car il a été créé ou dirigé majoritairement par des régimes monarchiques (Royaume de France, Premier Empire), « empire colonial français moderne » (datant de l'époque moderne).


samedi 23 mai 2015

Fr. Philippe le Bel et les rois maudits. histoire-france.net


Philippe le Bel et les rois maudits



Sacre de Philippe III le Hardi

Grandes Chroniques de France

SOMMAIRE


Introduction


Sous le règne fructueux de Philippe le Bel, la petite monarchie capétienne est devenue une dynastie respectée qui dirige le royaume le plus riche et le plus peuplé d'Europe. Un règne marqué par deux grandes affaires : le conflit avec la papauté et le procès des templiers. Mais qui voit également un accroissement du pouvoir royal, un développement de l'administration et une extension du domaine royal.

Le règne de Philippe III le Hardi


Le règne de Philippe III le Hardi


Philippe III, que l'on surnomma le Hardi, est le fils de Saint Louis et de Marguerite de Provence. Comme il était désormais de règle, il succéda à son père, mort à Tunis, qu'il avait accompagné au cours de la huitième croisade. Philippe III tient son nom de hardi par sa vaillance au combat, mais il s'avère soumis et faible face aux fortes personnalités de son entourage, notamment son oncle Charles d'Anjou. Par le jeu des héritages familiaux, il fit entrer le Poitou, l'Auvergne et le comté de Toulouse dans le domaine royal. Il fit preuve de sagesse en maintenant en place le personnel politique et administratif nommé par son père. Mais il fut aussi entraîné dans le conflit qui opposait son oncle Charles d'Anjou à Pierre III d'Aragon pour la possession de la Sicile.
Philippe soutint la politique de son oncle, chassé de Sicile après les massacres des Vêpres Siciliennes en 1282. Le pape excommunia Pierre III d'Aragon considéré comme l'instigateur du massacre et donna son royaume à Charles de Valois, fils de Philippe le Hardi. Celui-ci mourut à Perpignan en 1285, alors qu'il dirigeait une expédition contre les Aragonais. Le règne de Philippe III constitue un règne de transition entre celui de son père Saint Louis et de son fils Philippe IV le Bel.

mardi 19 mai 2015

Philippe IV Le Bel, 1268 - 1314


Philippe IV Le Bel, 1268  - 1314


 Fut roi de France de 1285 à 1314, onzième roi de la dynastie des Capétiens directs.
Devenu roi à l'âge de dix-sept ans, à la mort de son père en octobre 1285, Philippe le Bel est considéré comme un monarque important par les historiens.
…
Le 4 novembre 1314, Philippe le Bel… lors d'une partie de chasse… il fait une chute de cheval… Il meurt quelques semaines plus tard, le 29 novembre 1314
Les Grandes Chroniques de France signalent que Pierre de Latilly, évêque de Chalons, fut emprisonné un moment en 1315, soupçonné d'avoir empoisonné le roi défunt.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_IV_de_France

« Le roi Philippe IV le Bel meurt à Fontainebleau, le 29 novembre 1314, à 46 ans, après un règne tourmenté de près de 30 ans...
Il est victime d'une maladie que les historiens n'ont pu identifier de façon certaine, quelques mois après avoir envoyé au bûcher les derniers chevaliers du Temple. »

Louis X le Hutin, lui succède… restitue les droits aux féodaux… livre aussi à la vindicte publique Enguerrand de Marigny, le dernier des grands conseillers de son père. Emprisonné au Temple et accusé de sorcellerie, il est pendu au gibet de Montfaucon le 30 avril 1315.
(http://www.herodote.net/29_novembre_1314-evenement-13141129.php)
En effet Philippe le Bel avait libéré les serfs, dressant les féodaux contre lui.

SOMMAIRE


Conflit de pouvoir avec le pape


Procès d hérésie d état, de Julien Theryacademia.edu p179

« En 1302-1303 au plus fort d’une querelle autour des prérogatives de la juridiction pontificale à l’intérieur du royaume de France, le roi avait osé déclaré le pape hérétique. »

« Un règne marqué par deux grandes affaires : le conflit avec la papauté et le procès des templiers. Mais qui voit également un accroissement du pouvoir royal…
Ayant été sacré à Reims, comme ses prédécesseurs, il se considérait comme le dépositaire d'une puissance sacrée et jugeait n'avoir de compte à rendre qu'à Dieu. Il exigeait des seigneurs du royaume, ses vassaux, qu'ils obéissent et se soumettent avec docilité à ses décisions souveraines…
Cherchant à briser ce qui pouvait être un obstacle à l'exercice de son autorité, il était inévitable que Philippe entrât en conflit avec le pape : chef suprême de l'Eglise, celui-ci prétendait détenir un pouvoir supérieur à celui du roi, et se considérait comme « empereur du monde », il ne cachait pas son désir de voir naître un empire chrétien unifié sous l'égide d'un souverain religieux. Le désaccord entre la monarchie et la papauté éclata sur une question d'argent, car Philippe n'acceptait pas que les revenus de l'Eglise de France aillent grossir le trésor du pape en Italie. En 1296, Philippe impose une taxe au clergé. Le pape riposte et menace le roi de France d'excommunication. En 1302, Philippe réunit pour la première fois l'assemblée des Trois Etats (ancêtre des états généraux), il réclame alors la déposition du pape par un concile. Le conflit atteignit son point culminant en 1303, Guillaume de Nogaret arrêtant le pape Boniface VIII. Après la mort du pape Benoît XI, Philippe le Bel fit désigner l'archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, qui devint en 1305 pape sous le nom de Clément V et qui s'installa à Avignon en 1308. Ses successeurs y resteront jusqu'en 1376. De cette manière, le roi parvint à placer l'Eglise dans la dépendance de la couronne de France et à détacher l'influence papale sur les rois chrétiens...

A mesure que les années passaient, les besoins financiers de Philippe le Bel s'accroissaient. Comment ramasser plus d'argent, comment se procurer des ressources nouvelles ? Ce n'était pas si simple à la vérité, car le roi était loin de faire exactement ce qu'il voulait. La petite noblesse provinciale et les bourgeoisies urbaines acceptaient mal que les agents royaux vinssent empiéter sur leurs droits. On ne pouvait dans ces conditions tabler sur des revenus réguliers et les emprunts ne parvenaient pas toujours à combler le déficit qui se creusait entre les dépenses et les recettes. Il fallut donc souvent avoir recours à des moyens plus expéditifs, la dévaluation de la monnaie par exemple. Celle qui fut décidée en 1306 eut pour conséquence directe le triplement des loyers parisiens. Furieux, le peuple de la capitale se souleva. Le roi dut se réfugier dans la tour du Temple, et le Conseil, réuni de toute urgence, décida « que les loyers continueraient d'être payés à leur ancien taux réel. » Le souverain en était quitte pour trouver de l'argent ailleurs. Il se tourna vers les juifs d'abord, vers les templiers ensuite. »
http://www.histoire-france.net
(Voir aussi article : Les Templiers, mz)

« Philippe IV le Bel, au début de 1303, est menacé d'excommunication. Conseillé par son nouveau chancelier, Guillaume de Nogaret, il réplique par la convocation d'un concile œcuménique à Lyon dont le but serait de juger le pape, que plusieurs qualifient d'« indigne », et de le déposer. Nogaret est chargé de se rendre en Italie afin de notifier les volontés du roi au pontife, Boniface VIII. Celui-ci, ayant appris les intentions de Philippe IV avant l'arrivée de Nogaret, prépare la bulle Super patri solio (Petri solio excelso1), qui l'excommunie officiellement.
L'apprenant, Nogaret décide d'organiser un coup de main contre le pape avant la publication et la mise en vigueur de la bulle, le 8 septembre. Il recrute une troupe de 600 cavaliers et de 1 500 fantassins menés par deux chefs de guerre, par surcroît ennemis du pape, Sciarra Colonna et Rinaldo de Supino.
Dans la nuit du 7 au 8 septembre 1303, ils investissent la petite ville d'Anagni dans le Latium, où réside le pape pendant l'été.
…
Nogaret...lit solennellement son acte d'accusation au pape. Celui-ci fait face avec dignité sans céder sur aucun point, déclarant : « Voici mon cou, voici ma tête. » »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_d'Anagn

Sciarra Colonna aurait giflé le pape, de son gantelet de fer.
Boniface VIII repart pour Rome où il meurt un mois après, le 11 octobre, à 68 ans.

« Son successeur, Benoît XI, abroge la bulle Super Patri Solio, mais les responsables de l'attentat d'Anagni sont cités à comparaître. Le nouveau pape décède à son tour le 7 juillet 1304 avant que le jugement prononçant leur sentence soit promulgué.
Le nouveau pape, Clément V, élu en 1305, est un Français. Il installe la papauté à Avignon en 1309 et lève en 1311 toutes les condamnations portées contre le roi et ses conseillers, déclarant que durant tout le conflit l'attitude de Philippe le Bel avait été « bonne et juste. »
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_d'Anagn)

« Boniface VIII
Fut élu pape le 24 décembre 1294 après que Célestin V eut renoncé à ses fonctions. Bien que son élection fût régulière, on l'accusa d'avoir poussé son prédécesseur, qu'il fit emprisonner pour éviter le risque de schisme, à se retirer. Une fois arrivé au pouvoir, il mit l'interdit sur le royaume du Danemark.
De même que Grégoire VII, ce pontife voulait élever la puissance spirituelle au-dessus de la puissance temporelle, et prétendait disposer des trônes ; il eut de vifs démêlés avec les Colonna, qui soutenaient les droits de la couronne d'Aragon, avec l'empereur d'Allemagne, mais surtout avec Philippe le Bel en France. Il incita les princes allemands à se révolter contre Albert Ier.
Le conflit avec Philippe Le Bel s'envenima au sujet de la perception de certains impôts que Boniface VIII estimait revenir à l'Eglise. Le roi de France proclama un acte d'accusation contre le pape en mars 1303. »
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Boniface_VIII)

Anéantissement de l'ordre du Temple

(Voir aussi article : Les Templiers, mz)

« A mesure que les années passaient, les besoins financiers de Philippe le Bel s'accroissaient. Comment ramasser plus d'argent, comment se procurer des ressources nouvelles ? Ce n'était pas si simple à la vérité, car le roi était loin de faire exactement ce qu'il voulait. La petite noblesse provinciale et les bourgeoisies urbaines acceptaient mal que les agents royaux vinssent empiéter sur leurs droits. On ne pouvait dans ces conditions tabler sur des revenus réguliers et les emprunts ne parvenaient pas toujours à combler le déficit qui se creusait entre les dépenses et les recettes. Il fallut donc souvent avoir recours à des moyens plus expéditifs, la dévaluation de la monnaie par exemple. Celle qui fut décidée en 1306 eut pour conséquence directe le triplement des loyers parisiens. Furieux, le peuple de la capitale se souleva. Le roi dut se réfugier dans la tour du Temple, et le Conseil, réuni de toute urgence, décida « que les loyers continueraient d'être payés à leur ancien taux réel. » Le souverain en était quitte pour trouver de l'argent ailleurs. Il se tourna vers les juifs d'abord, vers les templiers ensuite. »
(http://www.histoire-france.net)

Expulsion des juifs


Expulsion définitive des juifs


- La synagogue-de-Dun-le-Roi : commune de Dun-sur-Auron. Vidimus et confirmation de l’adjudication après enchères du 8 février 1308 [acte en français] par Hugues Gouhaut, bailli de Bourges, à Jean de Patinges, de la Synagogue de Dun le Roy, sise dans le pourpris du chasteau, pour le prix de 11 livres tournois, qui seront rendues par led. Hugues dans les comptes des biens des juifs, février 1310 (Archives Nationales-JJ 41, fol. 103, no 192 = 42B, fol. 91, no 191) ;
- La synagogue-de-Janville : commune de Janville. Adjudication à Jean Le Grand, de la Synagogue de Yenville, avec deux places en dépendant, la 2de appelé la Miquerie, janvier 1313 (Archives Nationales-JJ 48, fol. 95 v°, no 167) ;
- La Petite-Synagogue-d’Orléans : commune d’Orléans. La Petite Synagogue des juifs, sise à Orléans, 4 avril 1307 (Archives Nationales-JJ 44, fol. 23-24, no 37, vidimus de décembre 1317). »
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_IV_de_France#Mort)

Problèmes avec les anglais


La tentative de conquête de la Flandre


La bataille de Courtrai, en 1302, est une lourde défaite de l'armée de Philippe le Bel en Flandre, mais qui est lavée par la victoire de Mons-en-Pévèle en 1304.
Lorsque le comte de Flandre, Gui de Dampierre, allié au roi Édouard Ier d'Angleterre, rompit son hommage de vassal au roi de France en 1297, Philippe IV mobilisa 60 000 hommes pour envahir son comté. Cette affaire pousse aussi le roi à développer le premier arsenal de marine aux Clos des Galées et à se doter d'une flotte de guerre pour combattre le roi d'Angleterre puis les Flamands révoltés. Philippe IV subit d’abord deux échecs avant d'être victorieux des Flamands :

- Les Matines de Bruges : à l’aube du 18 mai 1302 à Bruges, des insurgés flamands armés attaquèrent une des garnisons françaises de la ville. Selon la tradition, pour distinguer les Français, ils auraient abordé les occupants des chambres en leur demandant de répéter après eux le shibboleth : « schild en vriend », difficile à prononcer pour un francophone car le « ch » transcrit un son guttural inconnu en français, le « r » est roulé et « ie » se prononce « i » et qui signifie « bouclier et ami ». Cette version couramment admise manque cependant de crédibilité. Une autre version, nettement plus crédible et logique, dit qu'il s'agirait plutôt de la phrase « des gildens vriend », « ami des guildes ». Plus de douze mille4 soldats français de la garnison sont démasqués et assassinés au pied du lit. On appelle cette journée « Matines de Bruges » ou « Matines brugeoises », par analogie aux « Vêpres siciliennes » qui chassèrent les Français de Sicile vingt ans plus tôt.

- La bataille des éperons d’or : le 11 juillet 1302, les chevaliers français menés par Robert II d'Artois furent écrasés ce jour là près de Courtrai par des milices communales flamandes de la même façon que la bataille de Mansourah et comme celles futures de Crécy et d’Azincourt.

- Bataille de Mons-en-Pévèle : le 18 août 1304, le roi parvient à remporter une belle victoire, quelques jours après la victoire des ses navires à Zierikzee. Une escouade de Français avait réussi à crever les tonneaux de bière placés sur un petit tertre par les Flamands pour se désaltérer: ceux-ci n'ont plus à boire. Cette après-midi là, le roi échappa à la mort : 600 Flamands, en désespoir de cause, firent un ultime raid vers le camp royal. Par chance, Philippe s'était dévêtu de son armure royale. Les Flamands ne le reconnurent pas et il réussit à sauter sur un cheval et se dégager à grands coups de hache d'armes. « Le roi se combat ! le roi se combat ! » Criait-on dans le camp des Français. De nombreux seigneurs perdirent la vie, dont le vicomte de Turenne et Mathieu IV de Montmorency. Le roi attribua cette victoire à la protection de la Vierge et dans la nef de la cathédrale Notre-Dame de Paris, accolée au premier pilier oriental côté sud, il fit dresser une statue équestre en bois en ex-voto face à l'autel de Marie.
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_IV_de_France#Mort)

Mohamed ZEMIRLINE

HENRI IV 1553 - 1610


HENRI  IV
1553 - 1610

Henry IV of France. Avant 1622
Wikipédia

HENRI IV
Roi de France du 2 août 1589 au 14 mai 1610
Dynastie des Capétiens Bourbon
Naissance : 13 décembre 1553
Décès  14 mai 1610 à Paris
Père : Antoine de Bourbon, catholique
Mère : Jeanne III de Navarre, protestante.
Conjoint(s)  Marguerite de Valois (1572-1599)
   Marie de Médicis (1600-1610)
Enfants :     Louis XIII - Élisabeth de France
  Christine de France - N*** de France
  Gaston de France - Henriette de France

BIOGRAPHIE

Henri de Navarre roi de France de 1589 à 1610 sous le nom d’Henri IV et de Navarre de 1572 à 1610, est le fils d’Antoine de Bourbon et de Jeanne III d’Albret, reine de Navarre, protestante.

André Castelot, Histoire de la France et des Français au jour le jour
Le bon roi Henri, Paris : Laffont, 1987.

Au début de son règne, ayant découvert Fabrielle d’Estrée, il chercha à accélérer son divorce qui traînait avec  sa première épouse, le pape lui demande d’épouser Marie de Médicis et il aura le divorce le jour même ou presque !
Gabrielle n’était pas d’origine royale, sa maman Madame de Sourdisse, et ses cinq sœurs étaient appelées par tous, les sept pêchés  capitaux.
Le pape est en colère, il ordonne une prière générale pour prier Dieu à faire que le roi se reprenne et prend en considération les conseils du pape.

Il semble qu’elle aurait été empoisonnée. Après avoir pris un citron, elle sentit des brûlures, elle accouche prématurément, perd la voix et la vue pour mourir au bout de quelques mois après tant de souffrances. Cependant on pense plutôt à une crise d’éclampsie, durant sa quatrième grossesse. Cause la plus probable en effet.

Etait protestant auparavant

La mort de François d’Alençon, emporté par la tuberculose le 10 juin 1584, Henri III n’ayant pas d’enfant, son frère était l’héritier du trône. Avec sa mort, la place revient au cousin du roi, le protestant Henri de Navarre, futur Henri IV.

Scandale ! Un vent de panique saisit les ligueurs qui refusent qu’un protestant puisse monter sur le trône. Ils donnent le signal de l’insurrection et chassent Henri III de Paris. Le roi prend alors une décision qui va sceller son sort : il se rapproche de Henri de Navarre et ordonne l’assassinat, le 23 décembre 1588, du chef des ligueurs, le duc de Guise. Mauvaise tactique !
L’assassinat de leur leader au château de Blois, où il a été attiré par le roi, bouleverse les ultracatholiques de la Ligue.

Confronté aux guerres de religion, il y fut d'abord impliqué en tant que prince du sang et chef protestant avant d'accéder au trône de France.
Il changea plusieurs fois de religion en fonction des intérêts du moment.
Henri IV assistera à huit guerres de Religion, durant deux décennies.

Baptisé catholique à sa naissance, pour être accepté comme roi de France, il se reconvertit à sa religion d'origine, le catholicisme, et signa l'Édit de Nantes, traité de paix tolérant dans certaines limites le culte protestant, qui mit fin à deux décennies de guerres de religion.
Alors qu'il préparait une guerre contre l'Espagne, le14 mai 1610 par un fanatique charentais, François Ravaillac, 

Il fut assassiné par François Ravaillac le 14 mai 1610 rue de la Ferronnerie à Paris. A sa mort, c’est son fils qui devient roi sous le nom de Louis XIII. Comme il n’a que 9 ans, c’est sa mère, Marie de Médicis, qui assurera la régence.

Avant d'être aimé du peuple, Henri IV fut donc l'un des rois les plus détestés, surtout par le parti catholique, son effigie brûlée et son nom associé au diable ou à l'Antéchrist comme dans les sermons fanatiques du ligueur Jean Boucher. À cause du martèlement quotidien des prêtres ligueurs durant la dernière guerre de religion, on dénombre pas moins d'une douzaine de tentatives d'assassinat contre lui

L'historiographie contemporaine a également confirmé l'attachement réel du roi pour le catholicisme après sa conversion, malgré un recul marqué à l'égard des dogmes religieux qu'ils soient catholiques ou protestants.

Dr Mohamed ZEMIRLINE

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Principales dates


1572. À l’aube du 24 août 1572 jour de la saint Barthélemy, au signal du tocsin de Saint-Germain-l’Auxerrois (la paroisse royale), les assassins se répandent dans la ville et massacrent les protestants. Ils sont aussitôt suivis par la populace des pillards. Il y aura quelque trois mille morts. Le prince de Condé et le futur Henri IV n’échappent au massacre qu’au prix d’une conversion éclair, que prolonge une détention dorée à la cour, assez stricte pour qu’Henri IV ne puisse s’échapper qu’en 1576. Du 25 août au 3 octobre, les meurtres se poursuivent dans nombre de villes de province, en dépit de l’ordre royal d’arrêter l’effusion de sang.

1585, 10 août - L’alliance protestante entre en guerre contre le duc Henri de Guise et son parti extrémiste. 

1585, 9 septembre - Henri de Navarre et Henri de Condé sont
excommuniés par le pape Sixte Ouint qui les déclare déchus de leurs droits à la Couronne de France. 

1589, 3 avril - Traité secret de réconciliation entre Henri III et Henri de Navarre qui s’allient contre la Ligue et décident de marcher ensemble sur Paris. 

1591, 1er mars - Grégoire XIV renouvelle l’excommunication prononcée contre Henri IV en 1585. 

1593. Le 25 juillet 1593 à Saint-Denis Henri IV abjure sa foi protestante qui lui inspire la phrase suivante : « Paris vaut bien une messe ». Il se fait sacrer roi à Chartres le 24 février 1594 et entre dans Paris le 22 mars 1594.

1598. L’édit de Nantes signé le 13 avril 1598 réalise la pacification religieuse du royaume, accordant de vastes privilèges aux protestants, et met un terme aux guerres de religion.

Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_IV_de_France
http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article200
http://www.aidemoi.net/histoire/henri_IV.html
(http://www.atlantico.fr/decryptage/morts-con-histoire-henri-iii-mort-pot-dimitri-casali-celine-bathias-713396.html/page/0/1)

Mohamed ZEMIRLINE
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Remaarque : mz :
- Ravaillac : Non,
« Henri IV fut assassiné dans sa maison de campagne. Lors d’une promenade, en traversant une rivière dans son carrosse, il fut attaqué par des personnes armées qui le guettaient. Son compagnon et conseillé le ramena à la maison (de campagne) où il décéda quelques heures plus tard… » (Une émission télévisée sur une chaîne française). mz.


samedi 16 mai 2015

Robert II s'oppose au Pape. Wikipédia


Histoire des Rois - Robert II
s'oppose au Pape par amour



Pour des raisons purement politiques, Robert, fils unique d’Hugues Ier Capet, est marié à Rosala de Provence. Celle-ci est la fille du roi d’Italie Béranger II et veuve du comte des Flandres Arnould II. Née vers 950, Rosala avait contracté ce mariage vers 966 et avait donné à son époux des enfants avant que ce dernier ne meurt en 988.

Agée d’environ 50 ans, Rosala envisage de finir sa vie dans un couvent mais le roi de France Hugues Ier lui propose son héritier la même année. Rosala qui pourrait être la mère de Robert (né en 972) l’épouse donc en apportant en dot Montreuil et la province de Ponthieu. Les deux époux ne s’entendent pas et à son âge, il semble difficile à Rosala de donner un héritier à son époux. Au bout d’un an de mariage, Robert répudie sa femme pour cause de stérilité tout en gardant sa dot. Robert s’éprend ensuite de Berthe de Bourgogne, fille du roi de Bourgogne Conrad le Pacifique et de Matilde –fille du roi Carolingien Louis IV.

Bien que Berthe soit de haut lignage, elle est mariée au comte de Blois Eudes dont elle a plusieurs enfants. Jeune (née vers 964) et belle, Berthe charme le fils du roi de France. Voici qu’en 996, Hugues Ier s’éteint ainsi que le comte de Blois. Bien que la mère de Robert II -Adélaïde d’Aquitaine- s’oppose à l’union, le roi épouse Berthe la même année. Cependant, le pape Grégoire V ordonne l’annulation du mariage et pour cause : Robert et Berthe sont cousins au troisième degré et le roi est le parrain d’un de ses enfants.

A cette époque, pour raisons stratégiques les familles royales se mariaient entre cousins. L’Eglise interdit alors les unions jusqu’au septième degré de parenté. L’union du roi de France est jugée sacrilège et incestueuse. A vrai dire, Robert II avait obtenu l’accord d’évêques pour son union avec sa parente mais le pape était vexé de ne point avoir été consulté et de plus s’opposait à l’étendu de la puissance Capétienne. Robert II, refusant de se séparer de son épouse, le pape excommunie le couple après décision du concile réuni à Pavie.

Commence alors pour Robert II une lutte de quatre années avec l’Eglise car le roi de France ne tient pas à se soumettre. Durant tout ce temps, on fuit le roi et la reine comme des pestiférés. Les serviteurs qui leur sont restés fidèles évitent tout contact direct avec eux, cassent leur vaisselle une fois que le repas est terminé et jettent les restes aux chiens plutôt que de les garder pour eux. En 999, les terres royales sont frappées par l’interdit : les sacrements se sont plus délivrés au peuple. Robert II est sous pression. Son conflit personnel avec la papauté a de graves conséquences sur son royaume : excommunié, il perd de sa puissance et ses sujets manifestent leur mécontentement face à l’interdit.

Cette même année, Grégoire V meurt et est remplacé par Sylvestre II à qui le roi de France fait entendre sa cause. Le nouveau pape qui a été l’un des précepteurs de Robert décide d’alléger la peine du roi : il transforme l’excommunication en interdit de sept années dans le royaume mais propose également au roi de renvoyer son épouse.

Après cinq ans de mariage, Berthe n’a toujours pas donné d’enfant au roi. Pourtant, la reine a déjà prouvé sa fécondité lors de son premier mariage. Serait-ce un signe du destin ? Des sources parlent pourtant d’une fille morte à la naissance en 997 puis plus rien. D’autres évoquent la naissance d’un enfant « débile » naît avec « des pattes d’oie à la place des pieds et la tête d’un oison ». La naissance de ce « monstre » aurait éteint à jamais la flamme amoureuse de Robert II pour son épouse. Il est plus raisonnable de penser que Berthe ait fait une fausse-couche d’où la description assez étrange de l’enfant qu’elle a dû perdre avant qu’il ne soit tout à fait formé. C’est juste après cet événement que Robert II se sépare de sa femme en 1001. Le roi a certainement était influencé par le pape et par le désir d’avoir un fils que Berthe ne pouvait pas lui donner. Pourtant, le conflit avec la papauté n’est pas terminé. Si l’union du roi est annulée, Berthe reste à la cour et Rosala n’est pas rappelée. Cette dernière, officiellement reine, meurt en 1003.

Robert II épouse alors Constance d’Arles née vers 984, de grande beauté. Elle apporte en dot la Provence qui agrandit encore le royaume de France. La nouvelle reine donne au roi plusieurs enfants dont le futur Henri Ier. Mais Robert II se plaint de cette épouse : il apparaît vite que Constance est hautaine, autoritaire, avare et qu’elle empoisonne la vie du roi par des intrigues et son mauvais caractère. Elle tente en autre de transmettre la couronne à son troisième fils Robert plutôt qu’à l’aîné. Robert II qui est, malgré ses oppositions avec la papauté un roi pieux, doit se cacher pour faire la charité aux pauvres. En 1010, Robert part pour Rome accompagné de Berthe pour faire annuler sa troisième union. Le pape s’y refuse et Berthe qui espérait récupérer sa place doit s’incliner. Elle reste néanmoins auprès du roi jusqu’à sa mort vers 1024. Robert II doit lutter durant ses dernières années de règne contre ses fils qui, montés par leur mère, cherchent à prendre le pouvoir. Robert II meurt en 1031, Constance d’Arles le suit dans la mort l’année suivante. Si durant toute sa vie, Robert a été en conflit avec Rome sur ses mariages, il reste un roi très pieux : il a soutenu les tentatives de l’Eglise pour mettre en place la Paix de Dieu, défendu la réforme de l’ordre des moines de Clugny, puni les hérétiques et fut le premier roi de France à toucher les écrouelles.

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Mohamed ZEMIRLINE