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samedi 23 mai 2015

Liste d'étranges et authentiques Sectes religieuses. echolalie.org


Sectes religieuses



"Venez avec nous !"

SOMMAIRE


Cao Dai ou caodaïsme

(Littéralement "Chemin du plus haut pouvoir")

Secte vietnamienne assez versée dans le spiritisme. Les prêtres se répartissent en trois ordres, reconnaissables à la couleur du costume de ses dignitaires : les bouddhistes en jaune, les taoïstes en bleu et les confucianistes en rouge (les adeptes, eux, sont en blanc). Elle compte parmi ses (nombreux) guides spirituels Lao Tseu, Jésus-Christ, Jeanne d'Arc, Isaac Newton, Churchill, Lénine et Victor Hugo.


Signature de la troisième alliance entre Dieu et les hommes. Peinture pieuse caodaïste du grand Temple de Tây Ninh. A gauche, Sun Yat-Sen (président de la République chinoise en 1912). A droite, Nguyên Binh Khiêm (poète du XVIe siècle, sorte de "Nostradamus vietnamien"). Entre les deux, Victor Hugo (1802-1885) en habit d'académicien.

L’INQUISITION. Wikipédia


L’INQUISITION


Inquisiteurs
  
Un article de Wikipédia.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inquisition
  

dimanche 17 mai 2015

Croisades: 9 ème. Wikipédia


Neuvième croisade
1271-1272


La Neuvième croisade, menée par le prince Édouard d'Angleterre (futur Édouard Ier) en 1271-1272, est généralement considérée comme la dernière des croisades médiévales.

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Sommaire

Neuvième croisade


Contexte


Au cours de l’année 1268, le sultan mamelouk Baybars attaque le royaume de Jérusalem et reprend Jaffa (7 mars), Beaufort (15 avril) et Antioche (14 mai). Apprenant ces nouvelles, un certain nombre de nobles, dont Édouard, prince héritier d'Angleterre, décident de se croiser. Mais l’annonce du roi Louis IX de France de se croiser et d’organiser une nouvelle expédition a pour effet de retarder le départ des croisés, pensant se joindre à la croisade du roi de France.

Cette croisade quitte Aigues-Mortes le 1er juillet 1270, mais se dirige vers Tunis au lieu de la Terre sainte et est rapidement décimée par la maladie. La mort du roi, le 25 août 1270, met fin à la huitième croisade, et l’armée croisée rentre en France.

La croisade


Apprenant la mort de Louis IX et la fin de sa croisade, Baybars reprend ses conquêtes, attaque le comté de Tripoli et emporte le château de Chastel Blanc (février 1271) et le Krak des Chevaliers (8 avril), puis assiège Tripoli en mai1.

C’est alors que lui parvient l’annonce d’une armée croisée, ce qui l’incite à lever le siège de Tripoli et à conclure une trêve de dix ans avec le comte Bohémond VI de Tripoli. Toutefois, il profite de sa présence au nord de Saint-Jean-d’Acre pour prendre le château teutonique de Montfort le (12 juin2).

En effet, le prince Édouard d’Angleterre, arrivé trop tard pour participer à la croisade de Louis IX à Tunis, avait décidé de se rendre en Terre Sainte avec un millier d’hommes. Il est rejoint en septembre par son frère Edmond qui apporte également des troupes. La première réaction d’Édouard à son arrivée dans le royaume est de se scandaliser et de chercher à lutter contre le commerce d’armes avec les Mamelouks effectués par de nombreux marchands chrétiens, notamment les Vénitiens et, dans une moindre mesure, les Génois. Malgré les protestations des croisés et les excommunications du Saint-Siège, le bayle vénitien d’Acre montre les diplômes et immunités accordés par la cour de Saint-Jean-d’Acre, et Édouard ne peut lutter contre ce commerce, suicidaire pour les établissements latins en Orient3.

Comprenant l’intérêt de l’alliance mongole, Édouard dépêche une ambassade à Abagha, khan houlagide de Perse, effectue une incursion à Al-Bana, détruit le bourg et revient avec un nombreux butin. Il se concerte également avec le roi Hugues III de Chypre et le comte Bohémond VI de Tripoli. À la fin d’octobre 1271, le khan Abagha envoie une armée en Syrie, mais qui ne comporte que dix mille cavaliers car il est lui-même en guerre contre ses cousins. L’armée mongole pille les régions d’Alep et d’Apamée, mais se retire chargée de butin sans affronter l’armée que Baybars a réunie à Damas. Les Francs et les croisés en profitent pour tenter une incursion, mais en raison d’un effectif réduit et du manque de l’appui mongol, n’obtiennent que peu de résultats. Des Nizarites, peut-être commandités par les Mamelouks, prétendent se faire baptiser, mais manquent de peu d’assassiner le prince le 16 juin 1272. Face au manque de moyens, Édouard rembarque à Acre en direction de l’Europe le 22 septembre 1272 pour prendre la succession de son père Henri III, décédé le 16 novembre 12724.

Les expéditions suivantes


En quittant la Terre sainte, Édouard ne laisse pas le royaume démuni, car le roi Hugues III et lui-même ont conclu à Césarée le 22 mai 1272 une trêve de dix ans avec Baybars, grâce également à l’entremise de Charles Ier d’Anjou, roi de Sicile.

Lors de son périple, Édouard avait été accompagné par Théobald Visconti, qui devint pape sous le nom de Grégoire X, en 1271. Le nouveau souverain pontife demanda une nouvelle croisade, sans l'obtenir, au IIe concile de Lyon en 1274.

Charles d’Anjou se lance alors dans une politique méditerranéenne. En 1271, il marie son fils Philippe à Isabelle de Villehardouin, héritière de la principauté d’Achaïe et de Morée5. En 1273, c’est sa fille Béatrice qu’il marie à Philippe Ier de Courtenay, empereur titulaire de Constantinople, se réservant ainsi des droits sur l’empire latin de Constantinople à reconquérir6. En 1276, il achète à Marie d’Antioche les droits que cette dernière dispose sur le royaume de Jérusalem en concurrence avec Hugues III de Chypre7. Fort de ces droits, il occupe la ville d’Acre, seul vestige du royaume de Jérusalem, en profitant d'une querelle entre Hugues III, les Templiers, Hospitaliers et les Vénitiens8.

Avec son aide, les Vénitiens veulent alors se lancer dans une croisade contre Constantinople, où l'Empire byzantin vient d'être restauré par Michel VIII. En 1281, le pape Martin IV donne son accord, et les Français se mettent en route vers Durazzo, alors que les Vénitiens prennent la voie maritime. Mais le soulèvement des Vêpres siciliennes (1282) oblige Charles à rebrousser chemin.
Conclusion

L’expédition du prince Édouard fait partie des croisades les plus sagement et intelligemment organisées, mais son manque de moyens et de troupes a réduit à néant tous ces efforts. Elle a eu cependant le mérite d’accorder dix ans de paix et presque vingt ans de survie au royaume, qui se réduit aux environs de Saint-Jean-d’Acre. Les expéditions suivantes n’ont rien apporté aux restes des états latins d’Orient, et en 1291 les Mamelouks finissent par conquérir l'ensemble des territoires syriens qui appartiennent encore aux chrétiens.

Notes et références


1- Grousset 1936, p. 648-651.
2 - Grousset 1936, p. 651-2.
3 - Grousset 1936, p. 652.
4 - Grousset 1936, p. 653-6.
5 - René Grousset, L'Empire du Levant : Histoire de la Question d'Orient, Paris, Payot, coll. « Bibliothèque historique »,‎ 1949 (réimpr. 1979), 648 p. (ISBN 2-228-12530-X), p. 514-5.
6 - Alice Saunier-Seïté, Les Courtenay - Destin d'une illustre famille bourguignone, France-Empire,‎ 1998 (ISBN 2-7048-0845-7), p. 188-191.
7 - Foundation for Medieval Genealogy : Bohémond IV [archive].
8 - Grousset 1934, p. 665-9.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Neuvième_croisade


samedi 16 mai 2015

Henri III, Roi d’Angleterre. Wikipédia


Henri III,

Roi d’Angleterre


Henri III (1er octobre 1207 - 16 novembre 1272) fut roi d'Angleterre, seigneur d'Irlande et duc d'Aquitaine de 1216 à sa mort.
Fils du roi Jean d'Angleterre et d'Isabelle d'Angoulême, Henri III monta sur le trône à l'âge de neuf ans alors que la première guerre des barons faisait rage. La mort de son père apaisa néanmoins les tensions et les forces royales, menées par Guillaume le Maréchal, battirent les rebelles soutenus par les Français à Lincoln et à Sandwich en 1217. Henri III promit de respecter la Grande Charte limitant les pouvoirs royaux et garantissant les droits des nobles que son père avait tentés d'abroger. Le début de son règne fut dominé par ses conseillers Hubert de Burgh et Pierre des Roches qui restaurèrent l'autorité du roi après la guerre. En 1230, il tenta de reprendre la Normandie perdue par son père mais l'invasion fut un échec et une révolte menée par Richard le Maréchal l'obligea à signer un traité de paix avec le roi Louis IX de France.

Politique juive


Les juifs vivant en Angleterre subissaient traditionnellement une taxation plus élevée en échange de la protection royale contre les persécutions antisémites. De nombreuses attaques avaient eu lieu durant la première guerre des barons mais la communauté prospéra durant les premières années du règne d'Henri III. Cette prospérité était essentiellement liée aux mesures adoptées par le gouvernement de régence qui étaient destinées à protéger les juifs et à encourager l'emprunt. Ces choix n’étaient pas désintéressés car la Couronne tirait des profits substantiels de la présence d'une forte communauté juive en Angleterre. Guillaume le Maréchal continua cette politique malgré les instructions de la Papauté qui avait adopté des mesures d'exclusion des juifs lors du quatrième concile du Latran en 1215.

La situation évolua en 1239 quand Henri III, peut-être pour imiter Louis IX de France, fit arrêter les dirigeants juifs dans toute l'Angleterre et les obligea à payer des amendes équivalentes à un tiers de leurs possessions tandis que les emprunts impayés étaient annulés. En 1244, il exigea le paiement de 40 000 livres et les deux tiers de cette somme furent rassemblés en cinq ansn 6; ces mesures ruinèrent la communauté juive qui ne pouvait plus prêter de l'argent. Henri III fit construire le Domus Conversorum à Londres en 1232 pour encourager la conversion des juifs au christianisme et ses efforts s'intensifièrent après 1239 ; près de 10 % des juifs d'Angleterre s'étaient convertis à la fin des années 1250. Les récits antisémites impliquant des allégations d'infanticide se répandirent dans les années 1250 et Henri III adopta en 1253 l'édit des juifs destiné à discriminer les juifs en les obligeant à porter une étoile jaune ; le degré d'application réel de cette mesure reste mal connu.
(fr.wikipedia.org/wiki/Henri_III_d'Angleterre#Politique_juive)

Stratégie européenne


Enluminure de Matthieu Paris représentant l'éléphant
offert par Louis IX à Henri III

Henri III n'eut pas l'occasion de reconquérir ses territoires français après le désastre de Taillebourg5. Ses ressources étaient bien moins importantes que celles de la Couronne française et à la fin des années 1240, il était devenu clair que Louis IX était le souverain dominant en France. Henri III adopta alors ce que l'historien Michael Clanchy a qualifié de « stratégie européenne » destinée à former des alliances avec d'autres puissances européennes pour contraindre Louis IX à abandonner ses territoires. Il chercha notamment à se rapprocher de l'empereur Frédéric II en espérant qu'il se tournerait contre son voisin français ou autoriserait ses nobles à participer aux campagnes anglaises. Ce faisant, l'attention d'Henri III se détourna des questions internes à l'Angleterre pour se concentrer sur les politiques européennes.
Les croisades étaient une cause populaire au XIIIe siècle et en 1248, Louis IX participa à la malheureuse septième croisade après avoir signé une nouvelle trêve avec l'Angleterre et avoir reçu l'assurance du pape qu'il protégerait ses terres contre une éventuelle attaque anglaise. Henri III aurait pu rejoindre la croisade mais la rivalité entre les deux souverains rendit cela impossible et après la défaite des croisés à Mansourah en 1250, le roi anglais annonça qu'il entreprendrait sa propre expédition vers le Levant. Le roi commença à organiser le passage de son armée auprès de souverains amis sur le trajet, rassembla des navires et réduisit les dépenses de la Couronne pour financer la croisade. Henri III semblait enthousiaste à l'idée d'entreprendre cette expédition qui reflétait sa piété mais ces plans lui offriraient également une plus grande crédibilité pour exiger le retour de ses possessions en France.
La croisade d'Henri III fut néanmoins annulée car les dures politiques de Simon de Monfort en Gascogne avaient provoqué une révolte en 1252 et le soulèvement était soutenu par le roi Alphonse X de Castille. La cour anglaise était partagée sur le problème : Simon et Éléonore avançaient que les Gascons étaient les responsables de la crise tandis qu'Henri III et les Lusignan accusaient l'incompétence de Simon5. Contraint d'intervenir personnellement, Henri III mena une campagne efficace, bien que coûteuse, avec l'aide des Lusignan et il parvint à ramener le calme. Alphonse signa un traité d'alliance en 1254 et le mariage du fils d'Henri III, Édouard à la demi-sœur du roi castillan, Éléonore, permit de sécuriser une paix durable entre les deux pays.
De retour de Gascogne, et à l'instigation de leurs épouses respectives, Henri III rencontra Louis IX pour la première fois et les deux rois devinrent de proches amis. Ayant coûté plus de 200 000 livres, la campagne militaire avait épuisé tout le trésor prévu pour la croisade et Henri III s'était lourdement endetté auprès de son frère Richard et des Lusignan.

Question sicilienne


Enluminure du XIVe siècle représentant la rencontre du
 pape Innocent IV (à gauche) et de Louis IX (à droite) à Cluny en 1248

Henri III n'abandonna pas ses espoirs d'une croisade mais se concentra sur la possibilité d'acquérir le riche royaume de Sicile pour son fils Edmond. La Sicile était contrôlée par l'empereur Frédéric II qui était le rival du pape Innocent IV. À la mort de Frédéric II en 1250, le pape se mit en quête d'un souverain mieux disposé envers la Papauté. Henri III voyait la Sicile comme un territoire de choix pour son fils et une excellente base pour une croisade vers l'est. Sans vraiment avoir consulté sa cour, Henri III négocia en 1254 avec Innocent IV pour qu'Edmond soit le prochain souverain. Le pape pressa le roi anglais d'envoyer son fils à la tête d'une armée pour reprendre l'île au fils de Frédéric II, Manfred Ier, en offrant de financer la campagne.
Le successeur d'Innocent IV, Alexandre IV, devait faire face à une pression militaire de plus en plus forte de l'Empire. Il n'avait plus les moyens de financer Henri III et demanda au contraire que le roi anglais indemnise la Papauté pour les 90 000 livres qu'elle avait dépensé pour combattre Manfred Ier. Cela était une somme colossale et Henri III se tourna vers le Parlement en 1255 pour obtenir ces fonds mais cela lui fut refusé ; d'autres tentatives suivirent mais seule une faible participation parlementaire avait été obtenue en 1257. Alexandre IV fut déçu par la prévarication anglaise et il envoya en 1258 un émissaire auprès d'Henri III pour le menacer d'excommunication s'il ne remboursait pas la Papauté et n'envoyait pas l'armée promise en Sicile. Le Parlement refusa à nouveau de soutenir le roi et Henri III chercha à extorquer de l'argent auprès du clergé en l'obligeant à signer des documents par lequel il promettait des fonds illimités à la Couronne. Cela permit de lever près de 40 000 livres mais mécontenta l'Église anglaise qui considérait que l'argent était gaspillé dans une guerre interminable en Italie.

Dans le même temps, Henri III tenta d'influencer l'élection du roi des Romains dans l'Empire. Lorsque les principaux candidats allemands échouèrent à rassembler suffisamment de soutiens, le roi anglais commença à pousser la candidature de son frère Richard en réalisant des dons auprès de ses potentiels soutiens dans l'Empire. L'élection de Richard en 1256 le prédestinait à être couronné empereur mais il continua à jouer un rôle important dans les politiques anglaises. Son élection entraîna des réactions mitigées en Angleterre ; Richard était considéré comme un conseiller modéré et raisonnable et sa présence était appréciée par les barons mais il fut également accusé, peut-être à tort, d'avoir financé sa campagne en Allemagne avec le trésor anglais. Même si Henri III avait renforcé la perspective d'une alliance avec l'Empire contre Louis IX, les deux rois entreprirent de résoudre leurs différends pacifiquement ; pour le souverain anglais, ce traité lui permettrait de se concentrer sur la Sicile et sa croisade.

fr.wikipedia.org/wiki/Henri_III_d'Angleterre#Politique_juive


Robert II s'oppose au Pape. Wikipédia


Histoire des Rois - Robert II
s'oppose au Pape par amour



Pour des raisons purement politiques, Robert, fils unique d’Hugues Ier Capet, est marié à Rosala de Provence. Celle-ci est la fille du roi d’Italie Béranger II et veuve du comte des Flandres Arnould II. Née vers 950, Rosala avait contracté ce mariage vers 966 et avait donné à son époux des enfants avant que ce dernier ne meurt en 988.

Agée d’environ 50 ans, Rosala envisage de finir sa vie dans un couvent mais le roi de France Hugues Ier lui propose son héritier la même année. Rosala qui pourrait être la mère de Robert (né en 972) l’épouse donc en apportant en dot Montreuil et la province de Ponthieu. Les deux époux ne s’entendent pas et à son âge, il semble difficile à Rosala de donner un héritier à son époux. Au bout d’un an de mariage, Robert répudie sa femme pour cause de stérilité tout en gardant sa dot. Robert s’éprend ensuite de Berthe de Bourgogne, fille du roi de Bourgogne Conrad le Pacifique et de Matilde –fille du roi Carolingien Louis IV.

Bien que Berthe soit de haut lignage, elle est mariée au comte de Blois Eudes dont elle a plusieurs enfants. Jeune (née vers 964) et belle, Berthe charme le fils du roi de France. Voici qu’en 996, Hugues Ier s’éteint ainsi que le comte de Blois. Bien que la mère de Robert II -Adélaïde d’Aquitaine- s’oppose à l’union, le roi épouse Berthe la même année. Cependant, le pape Grégoire V ordonne l’annulation du mariage et pour cause : Robert et Berthe sont cousins au troisième degré et le roi est le parrain d’un de ses enfants.

A cette époque, pour raisons stratégiques les familles royales se mariaient entre cousins. L’Eglise interdit alors les unions jusqu’au septième degré de parenté. L’union du roi de France est jugée sacrilège et incestueuse. A vrai dire, Robert II avait obtenu l’accord d’évêques pour son union avec sa parente mais le pape était vexé de ne point avoir été consulté et de plus s’opposait à l’étendu de la puissance Capétienne. Robert II, refusant de se séparer de son épouse, le pape excommunie le couple après décision du concile réuni à Pavie.

Commence alors pour Robert II une lutte de quatre années avec l’Eglise car le roi de France ne tient pas à se soumettre. Durant tout ce temps, on fuit le roi et la reine comme des pestiférés. Les serviteurs qui leur sont restés fidèles évitent tout contact direct avec eux, cassent leur vaisselle une fois que le repas est terminé et jettent les restes aux chiens plutôt que de les garder pour eux. En 999, les terres royales sont frappées par l’interdit : les sacrements se sont plus délivrés au peuple. Robert II est sous pression. Son conflit personnel avec la papauté a de graves conséquences sur son royaume : excommunié, il perd de sa puissance et ses sujets manifestent leur mécontentement face à l’interdit.

Cette même année, Grégoire V meurt et est remplacé par Sylvestre II à qui le roi de France fait entendre sa cause. Le nouveau pape qui a été l’un des précepteurs de Robert décide d’alléger la peine du roi : il transforme l’excommunication en interdit de sept années dans le royaume mais propose également au roi de renvoyer son épouse.

Après cinq ans de mariage, Berthe n’a toujours pas donné d’enfant au roi. Pourtant, la reine a déjà prouvé sa fécondité lors de son premier mariage. Serait-ce un signe du destin ? Des sources parlent pourtant d’une fille morte à la naissance en 997 puis plus rien. D’autres évoquent la naissance d’un enfant « débile » naît avec « des pattes d’oie à la place des pieds et la tête d’un oison ». La naissance de ce « monstre » aurait éteint à jamais la flamme amoureuse de Robert II pour son épouse. Il est plus raisonnable de penser que Berthe ait fait une fausse-couche d’où la description assez étrange de l’enfant qu’elle a dû perdre avant qu’il ne soit tout à fait formé. C’est juste après cet événement que Robert II se sépare de sa femme en 1001. Le roi a certainement était influencé par le pape et par le désir d’avoir un fils que Berthe ne pouvait pas lui donner. Pourtant, le conflit avec la papauté n’est pas terminé. Si l’union du roi est annulée, Berthe reste à la cour et Rosala n’est pas rappelée. Cette dernière, officiellement reine, meurt en 1003.

Robert II épouse alors Constance d’Arles née vers 984, de grande beauté. Elle apporte en dot la Provence qui agrandit encore le royaume de France. La nouvelle reine donne au roi plusieurs enfants dont le futur Henri Ier. Mais Robert II se plaint de cette épouse : il apparaît vite que Constance est hautaine, autoritaire, avare et qu’elle empoisonne la vie du roi par des intrigues et son mauvais caractère. Elle tente en autre de transmettre la couronne à son troisième fils Robert plutôt qu’à l’aîné. Robert II qui est, malgré ses oppositions avec la papauté un roi pieux, doit se cacher pour faire la charité aux pauvres. En 1010, Robert part pour Rome accompagné de Berthe pour faire annuler sa troisième union. Le pape s’y refuse et Berthe qui espérait récupérer sa place doit s’incliner. Elle reste néanmoins auprès du roi jusqu’à sa mort vers 1024. Robert II doit lutter durant ses dernières années de règne contre ses fils qui, montés par leur mère, cherchent à prendre le pouvoir. Robert II meurt en 1031, Constance d’Arles le suit dans la mort l’année suivante. Si durant toute sa vie, Robert a été en conflit avec Rome sur ses mariages, il reste un roi très pieux : il a soutenu les tentatives de l’Eglise pour mettre en place la Paix de Dieu, défendu la réforme de l’ordre des moines de Clugny, puni les hérétiques et fut le premier roi de France à toucher les écrouelles.

http://www.histoire-et-secrets.com/articles.php?lng=fr&pg=24

Mohamed ZEMIRLINE


Père Noël: On a brûlé le Père Noël... nikosolo.voila.net


On a brûlé le Père Noël...
(...après l'avoir pendu)



Les faits

Le dimanche 23 décembre 1951 le dénommé Jacques Nourissat, prêtre à Dijon, furieux que la fête de Noël soit de moins en moins catholique, brûle une effigie du Père Noël haute de 2,50 m, faite de papier rouge et blanc et de fil de fer sur les grilles de la cathédrale Sainte-Bénigne après l'avoir pendu ! (double peine !). Cette exécution spectaculaire se déroula en présence de plusieurs centaines d'enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l'accord de la hiérarchie catholique qui avait condamné le père Noël comme usurpateur et hérétique après l'avoir accusé de paganiser la fête de Noël et de s'être introduit dans toutes les écoles publiques d'où la crèche est (heureusement) scrupuleusement bannie

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L'article de France-Soir du lundi 24 décembre 1951

Le père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon... et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s'est déroulée en présence de plusieurs centaines d'enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l'accord du clergé qui avait condamné le père Noël comme usurpateur et hérétique. Il avait été accusé de paganiser la fête de Noël et de s'y être installé comme un coucou en prenant une place de plus en plus grande. On lui reproche surtout de s'être introduit dans toutes les écoles publiques d'où la crèche est scrupuleusement bannie. Dimanche à trois heures de l'après-midi, le malheureux bonhomme à barbe blanche a payé comme beaucoup d'innocents d'une faute dont s'étaient rendus coupables ceux qui applaudiront à son exécution. Le feu a embrasé sa barbe et il s'est évanoui dans la fumée.

À l’issue de l’exécution, un communiqué a été publié dont voici l’essentiel :
"Représentant tous les foyers chrétiens de la paroisse désireux de lutter contre le mensonge, 250 enfants, groupés devant la porte principale de la cathédrale de Dijon, ont brûlé le Père Noël. Il ne s’agissait pas d’une attraction, mais d’un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. À la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l’enfant et n’est en aucune façon une méthode d’éducation. Que d’autres disent et écrivent ce qu’ils veulent et fassent du Père Noël le contrepoids du Père Fouettard.
Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire de la naissance du Sauveur."

L’exécution du Père Noël sur le parvis de la cathédrale a été diversement appréciée par la population et a provoqué de vifs commentaires même chez les catholiques. D’ailleurs, cette manifestation intempestive risque d’avoir des suites imprévues par ses organisateurs.

Le communiqué du Cardinal Jules Saliége, archevêque de Toulouse (1)

« Ne parlez pas du Père Noël pour la bonne raison qu'il n'a jamais existé. Ne parlez pas du Père  Noël, car le Père Noël est une invention dont se servent les habiles pour enlever tout caractère religieux à la fête de Noël. Mettez les cadeaux dans les souliers de vos enfants, mais ne leur dites pas ce mensonge que le Petit Jésus descend dans les cheminées pour les apporter. Ce n'est pas vrai. Ce qu'il faut faire, c'est donner de la joie autour de vous, car le Sauveur est né. »


Le communiqué du porte-parole de l'épiscopat français,
(France-Soir, 24/12/1951)

Le Père Noël et le sapin se sont introduits dans les écoles publiques alors qu'ils sont la réminiscence de cérémonies païennes liées au culte de la Nature qui n'ont rien de chrétiennes alors qu'au nom d'une laïcité outrancière la crèche est scrupuleusement bannie des mêmes écoles.

Gilbert Cesbron (2) approuve
(Carrefour, 26/12/1951)

« Allons ! Il faut choisir entre la neige et l'ouate. Vous qui, une fois, une seule fois, avez compris le prodige de Noël, respiré cet air le plus pur de l'année, mangé cette nuit-là le pain couleur de neige, désirez-vous vraiment que vos enfants confondent le Christ avec le bonhomme à la hotte ? S'ils pleurent un instant en apprenant que le Père Noël n'existe pas et si vous ne savez pas les consoler pour leur vie entière en leur apprenant que le Christ, lui, existe - c'est mauvais signe !

Et ces larmes, que les jouets consoleront si vite, pèsent moins lourd que celles que versera, dix ans plus tard, l'enfant solitaire et romanesque qui s'apercevra que vous avez menti et rejettera tout ensemble le Père Noël et le Christ, vos vérités avec vos mensonges.

Des jouets ? Oh oui ! En signe de joie, en débordement de joie... Mais que la crèche passe avant la cheminée !

Ne confondons pas le Christ avec le Père Noël, ni la Cène avec le réveillon. La parole-clé de Noël, ce n'est pas « On ouvre et porte à domicile » mais « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! »

Mon seul remord, en assassinant le Père Noël, est de retirer leur gagne-pain saisonnier aux bonhommes barbus des grands magasins. Eh bien ! Qu’ils figurent dans les tableaux vivants qu'aucune vitrine ne songe à nous offrir ! Il vaut mieux incarner une humble vérité que le mensonge le plus célèbre. »

René Barjavel (3) proteste
(Carrefour, 26/12/1951)

« Il fut un temps où la terre était peuplée d'intercesseurs entre les hommes et Dieu. Parce que les hommes étaient alors pareils à des enfants. Les enfants savent que tout est possible et que tout est merveilleux ; que le caillou vole, que les animaux parlent, que la cheminée crasseuse et étroite est un chemin vers les étoiles, que le téléphone du grand magasin aboutit au ciel, et que là-haut quelqu'un les connaît chacun, personnellement, et s'occupe d'eux. Les hommes étaient pareils à des enfants et s'adressaient à Dieu à travers la source ou l'arbre, chargeaient de leurs messages vers lui les saints et les saintes, qui étaient comme eux de petites gens du peuple mais qui avaient un téléphone branché directement de leur cœur jusqu'à l'oreille de Dieu. Et il y avait aussi Merlin, que Dieu avait repris au diable pour en faire son messager. Et bien d'autres, que l'on pouvait rencontrer comme on voulait, à tous les coins de la nature, à tous les désirs de son cœur. Car les hommes savaient alors que l'univers était un grand assemblage de miracles et de merveilles, et qu'il suffit de toucher du doigt une épine ou une goutte d'eau pour rencontrer Dieu.

Mais ils se mirent un jour en tête qu'ils étaient intelligents, et qu'ils savaient peser le bien et le mal. Ils crurent à la raion et à la justice. Ils tuèrent à la fois leurs rois et leurs magiciens, et devinrent très malheureux. Car croire à la justice, c'est seulement se croire victime perpétuelle de l'injustice, et croire à la raison, c'est se croire capable de construire logiquement la justice. Alors il faut toujours détruire, toujours tuer, pour lui faire place.

Comment le Père Noël a-t-il résisté si longtemps à ce massacre ? C'est qu'il est miraculeusement défendu par les tout petits enfants, ceux qui ne s'étonnent pas de la télévision, mais savent parfaitement que ce vieux couvercle de boîte à cirage est un grand navire qui transporte mille passagers, et qu'il est si simple de passer à travers le mur et aussi que tout le monde est roi, et que le dessous de la table est un palais. Et c'est vrai, et ce sont les enfants qui voient clair. Dans ce monde que les hommes s'appliquent chaque jour à faire plus triste, plus raisonnable, plus sanglant, dans ce monde où même les souvenirs sont affreux, il reste une petite lumière, c'est celle des bougies du sapin brillant sur la barbe de coton du Père Noël. Elle éclaire toute notre enfance. Elle est la lumière de la joie. Sans ombre. Sans clarté. Sans « raison ». Les millions d'enfants qui regardent cette lumière sont les seuls êtres humains parfaitement heureux, parce qu'ils reçoivent le don sans raison qui est la seule forme acceptable de la charité, le don gratuit, non mérité. Parce qu'ils peuvent prendre à pleines mains la barbe de l'impossible, parce que le père Noël est la preuve vivante de l'incroyable.
Tant qu'un enfant croit au père Noël, son âme est pure, il peut voir Dieu. L'univers non raisonnable, c'est-à-dire sans limites, est encore son domaine familier. Le jour où il cesse d'y croire, le voilà désormais enfermé dans l'horrible coquille du raisonnable, coquille qu'il devra briser en saignant pour retrouver Dieu.

« Dieu, nous dit l'Eglise, a donné son fils aux hommes afin qu'ils soient sauvés ». Allez expliquer cela à un enfant de trois ans, si vous-même vous le comprenez bien...
Mais ce jour-là, à cet enfant de trois ans, le père Noël, sans raison, simplement parce que c'est Noël, apporte justement ce dont il rêvait, ce jouet, cette orange, ces lumières, ce suave chocolat et même de menues merveilles qu'il n'avait pas désirées.
 Venu le jour où il ne croira plus au père Noël, il ne risquera pas de le confondre avec Dieu, car Dieu n'est pas un distributeur de cadeaux. Il ne peut rien donner puisqu'il a donné tout : l'hiver et le printemps, la faim et le blé, le tigre et la colombe. Le chemin qui conduit à Dieu n'est pas celui où l'on reçoit des papillotes. Il commence là où tombe la barbe du père Noël. Il ne s'agit plus de recevoir mais de donner.
Mais laissons à l'enfance émerveillée son vieux magicien barbu. Il a sa place limitée, naturelle et bienfaisante, dans le temps de notre vie. Que les psychiatres, qui sont de tristes ânes, que les politiciens, qui sont des malfaiteurs bornés, que les savants, qui sont les plus bêtes de tous, s'attaquent au père Noël, tout cela est bien normal, et montre leur sérieux. Mais que les Églises s'en mêlent, c'est plus triste. Craignent-elles la « concurrence » ? Ce serait cocasse. N'est-ce pas qu'elles ont quelque tendance à faire de Dieu lui-même une sorte de père barbu assis sur un nuage et doublé d'un adjudant de gendarmerie ? Il y aurait trop à dire. Restons-en au père Noël. Qu'on l'attaque, il n'est pas près de mourir ! Et s'il tient beaucoup de place dans le cœur de nos enfants, ne nous en plaignons pas, car il est un des visages de l'amour. »

Jean Cocteau
Envoie promener François Mauriac (France-Soir, 30/12/1951)
« Je t'accuse d'inciter la condamnation du Père Noël à être brûlé en place publique. Brûler le Père Noël revient à brûler les enfants comme hérétiques s'ils y croient et s'ils n'y croient pas, à brûler leurs rêves. »

Claude Lévi-Strauss (4) s'en mêle
(Les Temps modernes, n°77, mars 1952)

 Le Père Noël supplicié
« Le ton de la plupart des articles est celui d'une sensiblerie pleine de tact : il est si joli de croire au Père Noël, cela ne fait de mal à personne, les enfants en tirent de grandes satisfactions et font provision de délicieux souvenirs pour l'âge mûr, etc. En fait, on fuit la question au lieu d'y répondre, car il ne s'agit pas de justifier les raisons pour lesquelles le Père Noël plaît aux enfants, mais bien celles qui ont poussé les adultes à l'inventer.
Il est révélateur que les pays latins et catholiques, jusqu'au siècle dernier, aient mis l'accent sur la Saint Nicolas, c'est-à-dire sur la forme la plus mesurée de la relation, tandis que les pays anglo-saxons la dédoublent volontiers en ses deux formes extrêmes et antithétiques de Halloween où les enfants jouent les morts pour se faire exacteurs des adultes, et de Christmas où les adultes comblent les enfants pour exalter leur vitalité.
L'Église n'a certainement pas tort quand elle dénonce, dans la croyance au Père Noël, le bastion le plus solide, et l'un des foyers les plus actifs du paganisme chez l'homme moderne. Reste à savoir si l'homme moderne ne peut pas défendre lui aussi ses droits d'être païen.
Grâce à l'autodafé de Dijon, voici donc le héros reconstitué avec tous ses caractères, et ce n'est pas le moindre paradoxe de cette singulière affaire qu'en voulant mettre fin au Père Noël, les ecclésiastiques dijonnais n'aient fait que restaurer dans sa plénitude, après une éclipse de quelques millénaires, une figure rituelle dont ils se sont ainsi chargés, sous prétexte de la détruire, de prouver eux-mêmes la pérennité. »
Le texte complet :
http://classiques.uqac.ca/classiques/levi_strauss_claude/pere_noel_supplicie/pere_noel_supplicie.html

En 2010, ça recommence

A l'occasion des fêtes de Noël 2010, trois "jeunes" catholiques traditionalistes de la Fraternité Saint Pie X (en clair trois fachos d'obédience ultra catholique) ont brûlé un père Noel et pondu une vidéo assez consternante sur Internet pour "expliquer leur geste" (en fait pour vendre leur propagande)... C'est là : 
http://www.dailymotion.com/video/xg4pce_des-jeunes-catholiques-brulent-le-pere-noel_webcam#.UNSf5HenNF9

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Additif (hors sujet)

Ça c'est Un Père Noël géant de 14 m de haut qui brûle en 2009 à Santa Catarina au Brésil, mais on ne sait pas pourquoi ! (Probablement un court circuit)

   


NOTES

1. Le Cardinal Jules Saliège (1870-1956) était pourtant loin d'être de ce qui se fit de pire parmi la hiérarchie catholique française. Alors que nombre d'ecclésiastiques ont honteusement collaborer avec l'ennemi pendant l'occupation Saliège eut une attitude courageuse, condamnant l'antisémitisme. A deux doigts d'être arrêté par la Gestapo, il fut nommé compagnon de la libération par le Général de Gaulle.
2. Gilbert Cesbron (1913-1979) fut un écrivain catholique très à la mode dans les années de l'après guerre, auteur d'aphorismes aussi profonds que "le Christ ne se démontre pas, il se rayonne", il est aujourd'hui plutôt oublié.
3. René Barjavel (1911-1985) est considéré à juste titre comme le père fondateur de la Science fiction française. Assez inclassable dans ses prises de positions, force est de constater qu'il en eut de fort sympathiques.
(4) Claude Lévi-Strauss (1908-2009) est l'un des plus importants intellectuels français du XXe siècle, il est le fondateur du structuralisme.

Remerciement au site du Nouvel Observateur qui a exhumé les articles cités.
Page mise à jour le 22/12/2012
http://nikosolo.voila.net/Pere_Noel_pendu_brule.htm


Mohamed ZEMIRLINE

CROISADES. histoiredeschretiens.over-blog


LES CROISADES

Par Marie-Christine

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Des causes multiples :


- les pèlerinages à Jérusalem ont toujours été appréciés, mais ils sont dangereux (pirates, pillards..) et ont besoin d’être sécurisés militairement
- Depuis le début de l’Islam il y a toujours eu des luttes entre les Arabes et les byzantins pour contrôler Jérusalem et sa région, mais les pèlerinages continuaient.
- en 1055 les Turcs Seldjoukides de Jérusalem pour le compte des califes abbassides aux dépens des califes fatimides. Les nouvelles autorités n'autorisent plus les pèlerinages chrétiens à Jérusalem.
- en 1071 les Turcs prennent l’Anatolie (=la Turquie) à l’empire romain d’Orient
- en 1091, l’empereur byzantin réclame aux Occidentaux une assistance militaire pour lutter contre les Turcs.
- l’Eglise condamne les mœurs guerrières des chevaliers, mais encourage la guerre juste : défendre la ville du pape contre les invasions, combattre le Sarrazin infidèle et l’hérétique.

L’appel à la croisade


En 1095 le pape Urbain II convoque un concile à Clermont et appelle toute la chrétienté à prendre les armes pour aller « délivrer » Jérusalem. Il évoque les malheurs des chrétiens d’Orient et promet l’indulgence plénière à ceux qui partiront.
Ceux qui obéissent à cet appel portent une croix sur eux en signe de leur vœu. Ce signe met leurs biens sous la protection de l’église en leur absence.
Cet appel rencontre un succès instantané, non seulement chez les nobles chevaliers, directement visés, mais aussi chez les clercs et les gens du peuple.

La première croisade.


La date officielle de départ est fixée en 1096.
Mais sans attendre un convoi piéton se met en marche dès 1095 : la croisade populaire, conduite par Pierre l’Ermite, quitte Cologne avec environ 12000 croisés. Cette croisade, mal équipée, et composée d’ignorants se trouve vite démunie et se livre au pillage pour pouvoir manger, de Belgrade à Constantinople. Ils s’en prennent aussi aux juifs qu’ils croisent et les massacrent, les accusant d’être des assassins du Christ. Une grande partie est massacrée à son tour par des troupes hongroises, et quelques uns arrivent à Constantinople où l’empereur leur demande d’attendre la croisade officielle.
Quatre armées de chevaliers « francs » partent à la date prévue, conduites par Godefroi de Bouillon, Raymond de Saint-Gilles, Adhémar de Monteil, Bohémond de Tarente, Etienne de Blois et Robert de Normande.
Les croisés remportent de nombreuses victoires à Nicée, Antioche, Bethléem, Jérusalem. . A Jérusalem les musulmans sont massacrés.
Jérusalem reprise, un certain nombre de pèlerins ayant accompli leur vœu décide de rentrer.
D’autres veulent rester et protéger les lieux.

Les états croisés


Il était convenu de rendre à l’empire byzantin ses anciens territoires. Les croisés rendent  Nicée.
Cependant  ils veulent combattre pour leur propre compte et garder les territoires repris.
Godefroi de Bouillon est choisi comme prince de Jérusalem et prend le titre d’ « Avoué du Saint Sépulcre ». 
Jérusalem se repeuple de chrétiens. On y met le siège des ordres militaires du Temple de Jérusalem et de l’hôpital Saint-Jean. On reconstruit le Saint-Sépulcre et on bâtit la tour de David.
Plusieurs états francs se constituent autour des villes conquises.
La défense de ces citadelles, éloignées les unes des autres et isolées, sera prétexte à de nouvelles croisades. 

Les autres croisades


Les croisades continuent jusqu’en 1291 en destination de Jérusalem et des états francs. A partir de cette date il n’y ara plus d’états francs au proche orient.
Il y aura d’autres croisades, mais dirigées vers les « hérétiques » : cathares, albigeois…
La plus notable est la 4ème en 1204 où les croisés ont attaqué Constantinople.
Si les croisades ont été source de richesse pour l’occident, elles ont aussi laissé des blessures profondes entre chrétiens d’orient et d’occident et avec le monde musulman.

Publié le 23 novembre 2009 par Marie-Christine
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Mohamed ZEMIRLINE