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lundi 25 mai 2015

Kasdi Merbah. Wikipédia


Kasdi Merbah



Kasdi Merbah, de son vrai nom Abdallah Khalef, né le 16 avril 1938 à Fès au Maroc et mort le 21 août 1993, est un homme politique algérien. En tant que chef de la Sécurité Militaire, il joue un rôle essentiel au sein du pouvoir algérien de 1962 aux années 1980. Il occupe plusieurs postes ministériels dans les années 1980, devient chef du gouvernement de l'Algérie du 5 novembre 1988 au 9 septembre 1989 avant d'être limogé, de fonder son propre parti, le Mouvement Algérien pour la Justice et le Développement (MAJD) et de se montrer très critique vis-à-vis du régime. Œuvrant pour un rapprochement entre les islamistes et le pouvoir, il est assassiné pour des raisons qui demeurent inexpliquées.

Pape Boniface VIII. L'attentat d'Anagni


L'attentat d'Anagni

L'attentat d'Anagni est l'événement le plus célèbre et le plus marquant de la lutte opposant le roi de France Philippe le Bel au pape Boniface VIII.



Historique


Philippe IV le Bel, au début de 1303, est menacé d'excommunication. Conseillé par son nouveau chancelier, Guillaume de Nogaret, il réplique par la convocation d'un concile œcuménique à Lyon dont le but serait de juger le pape, que plusieurs qualifient d'« indigne », et de le déposer. Nogaret est chargé de se rendre en Italie afin de notifier les volontés du roi au pontife, Boniface VIII. Celui-ci, ayant appris les intentions de Philippe IV avant l'arrivée de Nogaret, prépare la bulle Super patri solio (Petri solio excelso1), qui l'excommunie officiellement.

L'apprenant, Nogaret décide d'organiser un coup de main contre le pape avant la publication et la mise en vigueur de la bulle, le 8 septembre. Il recrute une troupe de 600 cavaliers et de 1 500 fantassins menés par deux chefs de guerre, par surcroît ennemis du pape, Sciarra Colonna et Rinaldo de Supino.
Dans la nuit du 7 au 8 septembre 1303, ils investissent la petite ville d'Anagni dans le Latium, où réside le pape pendant l'été. Ils réussissent à s'emparer sans trop de mal du palais pontifical de la ville2. Cependant, les buts de Nogaret et de Colonna ne sont pas les mêmes. Nogaret veut simplement lui notifier la citation à comparaître au concile ; Colonna veut s'emparer de la personne du pape et l'obliger à renoncer à sa charge. Nogaret parvient à calmer son complice et lit solennellement son acte d'accusation au pape. Celui-ci fait face avec dignité sans céder sur aucun point, déclarant : « Voici mon cou, voici ma tête. »
Maurice Druon décrit la scène dans Les Rois maudits : « (...) Là, le vieux pape de 98 ans, tiare en tête, croix en main, seul dans une immense salle désertée, voyait entrer cette horde en armures. Sommé d'abdiquer, il répondait : "Voilà mon cou, voilà ma tête ; je mourrai, mais je mourrai pape." Sciarra Colonna le giflait de son gantelet de fer. Et Boniface lançait à Nogaret : "Fils de Cathare ! Fils de Cathare !" »

dimanche 24 mai 2015

Constantinople: Conquête par les turcs 1453. Wikipédia


CHUTE DE CONSTANTINOPLE

CONQUETE PAR LES TURCS


Le siège de Constantinople en 1453 – miniature réalisée à Lille en 1455
(Manuscrit de Bertrandon de la Broquière, BNF, MS fr. 9087, f. 207v).

La chute de Constantinople a eu lieu le 29 mai 1453, lors de la prise de la ville par les troupes ottomanes conduites par Mehmed II. Elle marque la disparition de l’Empire byzantin, et donc la fin définitive de l'Empire romain en tant qu’entité juridique.
Le siège qui débute au début du mois d’avril 1453 intervient alors que la situation de Byzance s’est considérablement dégradée lors des siècles précédents. En 1453, l’empire se réduit aux alentours de Constantinople et au Péloponnèse et il n’est plus en état de résister à la puissance montante qu’est l’Empire ottoman à cette époque. Ce dernier a déjà assiégé Constantinople à deux reprises sans résultats mais contrôle l'Anatolie et une grande partie des Balkans. Malgré de multiples appels à l’aide des Byzantins en direction de l’Occident, seules quelques rares troupes italiennes combattent aux côtés des 5 000 défenseurs byzantins conduits par l’empereur Constantin XI. Ces 7 000 à 8 000 hommes sont largement surpassés en nombre par les 80 000 à 100 000 soldats ottomans soutenus par une flotte de plus de 120 navires. Après avoir résisté à plusieurs assauts, les Byzantins finissent par céder le 29 mai 1453. S’ensuit un large pillage de la ville puis l’entrée de Mehmed II dans la cité. Il gagne à cette occasion l’épithète de Fatih (le Conquérant) et fait de Constantinople la nouvelle capitale de son empire qui entre dans sa période faste.

Au-delà de la fin d’un empire déjà moribond, la chute de Constantinople a un impact profond sur le monde et notamment en Occident. Héritier de l’Empire romain, traditionnel rempart à l’expansion musulmane en Orient, l’Empire byzantin laisse derrière lui un vide important. Cependant, malgré son déclin politique, l’empire connaît lors de ses dernières années d'existence un profond renouveau culturel dont les principaux représentants comme Jean Bessarion ou Manuel Chrysoloras émigrent peu à peu en Italie et dans le reste de l’Europe à mesure que l’Empire byzantin s’étiole.

De nombreux historiens, dont Jules Michelet, ont estimé que la chute de Constantinople constitue une vraie rupture marquant la fin du Moyen Âge et le début de la Renaissance. Toutefois, cette vision est de plus en plus remise en cause et les historiens modernes considèrent plutôt la chute de Constantinople comme une étape dans le processus de transmission du monde grec vers le monde latin, conduisant à la Renaissance.

Salah Eddine. Wikipédia


SALADIN

SALAH EDDINE

Richard Cœur de Lion et Saladin.

Saladin2 ou Ṣalāḥ ad-Dīn Yūsuf (en arabe: صلاح الدين يوسف) né à Tikrit en 1138 et mort à Damas le 4 mars 11933 est le premier dirigeant de la dynastie ayyoubide, qui a régné en Égypte de 1169 à 1250 et en Syrie de 1174 à 1260.
Lui-même dirige l’Égypte de 1169 à 1193, Damas de 1174 à 1193 et Alep de 1183 à 1193. Son nom, an-Nāsir, signifie « celui qui reçoit la victoire de Dieu » et Saladin signifie la « rectitude de la Foi ». Il est connu pour avoir été le principal adversaire des Francs installés durant le dernier tiers du XIIe siècle et l’artisan de la reconquête de Jérusalem par les musulmans en 1187.

Premier empire colonial français. Wikipédia


Premier empire colonial français


Empire colonial français : carte indiquant le Premier espace colonial français en bleu clair (le Second espace colonial étant en bleu foncé).
Le Premier empire colonial français est l'espace colonial de la France issu des conquêtes de l'Ancien Régime. Les désignations suivantes lui correspondent : « premier espace colonial français », « empire royal », « empire monarchique » car il a été créé ou dirigé majoritairement par des régimes monarchiques (Royaume de France, Premier Empire), « empire colonial français moderne » (datant de l'époque moderne).


Croisades. Wikipédia


LES CROISADES


Carte des croisades (Larousse 1922).

Les croisades du Moyen Âge sont des pèlerinages armés, prêchés par le pape, une autorité spirituelle de l'Occident chrétien comme Bernard de Clairvaux ou un souverain comme Frédéric Barberousse.

La définition traditionnelle, retenue pour cet article, englobe la période 1095-1291, du concile de Clermont à la prise de Saint-Jean-d'Acre, en se limitant aux expéditions en Terre sainte. Une vision plus large va jusqu'à la bataille de Lépante (1571), pour inclure la Reconquista espagnole, en incluant toutes les guerres contre les Infidèles et les hérétiques sanctionnées par le pape, qui y attache des récompenses spirituelles et des indulgences.

La première croisade débute en 1096 avec des milliers de pèlerins piétons, pour réoccuper une partie des terres perdues lors de l'expansion arabe du IXe siècle, et ainsi rendre Jérusalem accessible au pèlerinage. Elle aboutit à la fondation des États latins d'Orient, dont la défense justifie les sept autres croisades principales, de 1147 à 1291, date de la perte des dernières positions latines en Orient. À partir de la quatrième croisade, qui s'empare de Constantinople en 1204, l'idée est parfois dévoyée: des expéditions sont organisées par le pape contre ses opposants chrétiens (Albigeois, Hohenstaufen, Aragon, Hussites…) ou païens (baltes). Si elles permettent le maintien des États latins d'Orient, les croisades n'ont plus pour objectif Jérusalem.
Les cités marchandes italiennes ont bénéficié des croisades, et développé dans la foulée les liens entre places commerciales européennes.

Le terme « croisade » est rare et n'apparaît pas avant le milieu du XIIIe siècle en latin médiéval et seulement vers 1850 dans le monde arabe1. Les textes médiévaux parlent le plus souvent de voyage à Jérusalem « iter hierosolymitanum » pour désigner les croisades, ou encore de peregrinatio, « pèlerinage »1. Plus tard sont aussi employés les termes de auxilium terre sancte, « aide à la Terre sainte », expeditio, transitio ainsi que « passage général » (expéditions d'armées nationales), « passage régulier » et « passage particulier », ces passages étant des incursions ponctuelles (plus ou moins locales, de brigandage et pillage) et non les « guerres saintes » et « grandes expéditions » que sont les croisades 1.

samedi 23 mai 2015

Guerres arabo - byzantines. Wikipédia


Guerres arabo - byzantines


Feu grégeois, utilisé pour la première fois par la marine byzantine
au cours des guerres entre Arabes et Byzantins.

Les guerres entre les Arabes et les Byzantins sont une série de guerres entre les califats arabes et l'Empire byzantin entre le VIIe et le XIIe siècle. Celles-ci débutent en même temps que les premières conquêtes musulmanes des califes rashiduns et omeyyades et se poursuivent sous la forme d'un bras de fer frontalier permanent jusqu'au début des croisades. À la suite de celles-ci, les Byzantins (les Romains ou Rûm dans les chroniques historiques musulmanes), perdent une importante partie de leur territoire.
Les conflits initiaux se déroulent de l'année 634 à 718, finissant avec le second siège par les Arabes de Constantinople qui arrête la progression rapide de l'empire arabe à travers l'Anatolie. Cependant, les batailles continuent entre les années 800 et 1169. L'occupation des territoires d'Italie du Sud par les armées abbassides aux IXe et Xe siècles ne rencontre pas le même succès qu'en Sicile. Mais sous la dynastie macédonienne, les Byzantins reprennent les territoires du Levant et progressent avec leur armée dans le sud, menaçant même Jérusalem. L'émirat d'Alep ainsi que ses voisins deviennent des vassaux des Byzantins en Orient, où émerge la menace encore plus grande du royaume de l'Égypte fatimide. Ils restent la préoccupation majeure de l'Empire jusqu'à la montée en puissance des Seldjoukides qui prennent possession de la plupart des terres et refoulent les Abbassides à l'intérieur des terres de l'Anatolie. Aussi, l'empereur byzantin Alexis Comnène se voit obligé de demander une aide militaire au pape Urbain II lors du concile de Plaisance; ces évènements sont souvent considérés comme des signes avant-coureurs de la première croisade.

L’INQUISITION. Wikipédia


L’INQUISITION


Inquisiteurs
  
Un article de Wikipédia.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inquisition
  

Constantinople, la Basilique Sainte Sophie. Wikipédia


LA BASILIQUE SAINTE SOPHIE
CONSTANTINOPLE



La basilique Sainte-Sophie (du grec Ἁγία Σοφία / Hagía Sophía, qui signifie
« Sainte Sagesse », « Sagesse Divine », nom repris en turc sous la forme Ayasofya) est une ancienne église chrétienne de Constantinople du VIe siècle, devenue une mosquée au XVe siècle sous l'impulsion du sultan Mehmed II. Elle est édifiée sur la péninsule historique d'Istanbul. Depuis 1934, elle n'est plus un lieu de culte mais un musée. Son esplanade est à la mesure de la gloire de Byzance. Souvent surnommée la Grande Église, la basilique est dédiée au Christ, « Sagesse de Dieu », selon la tradition théologique chrétienne. La dédicace du sanctuaire est célébrée le 25 décembre.

Siège de Constantinople 717-718 par les arabes 01. Wikipédia


Siège de Constantinople


Bataille de Poitiers, en octobre 732
Le siège de Constantinople de 717-718 est souvent comparé à la bataille de Poitiers,
deux affrontements qui entravent l'expansion musulmane en Europe.

Le second siège arabe de Constantinople en 717-718 est un siège terrestre et maritime de Constantinople, la capitale de l'Empire byzantin, par les Arabes du Califat omeyyade. La campagne est le point culminant de trente ans d'attaques et d'empiètement par les Arabes sur les régions frontalières de l'Empire byzantin alors en plein désordre interne. Les Arabes dirigés par Maslama ben Abd al-Malik envahissent l'Asie Mineure byzantine en 716. Ils espèrent initialement exploiter la guerre civile en cours entre le général Léon l'Isaurien et Théodose III mais Léon parvient à mettre la main sur le trône avant le début du siège.

Après avoir passé l'hiver sur les côtes d'Asie Mineure, l'armée arabe passe en Europe et pénètre en Thrace au début de l'été 717. Elle construit des lignes de siège pour mettre en place un blocus de la cité, qui est protégée par les imposants remparts théodosiens. La flotte arabe qui accompagne l'armée et doit compléter le blocus par mer est neutralisée peu après son arrivée par la marine byzantine et son feu grégeois. Cela permet à Constantinople de continuer à être ravitaillée par mer tandis que l'armée arabe est frappée par la famine et la maladie au cours de l'hiver inhabituellement dur qui suit. Lors du printemps 718, les deux flottes arabes envoyées en renfort sont détruites par les Byzantins après que leur équipage chrétien a fait défection. En outre, une armée de soutien envoyée à travers l'Asie Mineure tombe dans une embuscade et est vaincue. Ces évènements, couplés avec l'attaque des Bulgares sur leurs arrières, forcent les Arabes à lever le siège le 15 août 718. Lors de sa retraite, la flotte arabe est presque totalement détruite par des tempêtes et des attaques byzantines.

L'échec de ce siège a des répercussions de grande envergure. Le sauvetage de Constantinople assure la survie future de l'Empire byzantin tandis que les perspectives stratégiques du califat sont perturbées. Bien que des incursions régulières sur les terres byzantines se poursuivent, l'objectif d'une invasion complète est abandonné. Le siège est aussi connu pour avoir arrêté l'avance musulmane en Europe et, de ce fait, il est souvent considéré comme l'une des plus grandes batailles de l'histoire.

vendredi 22 mai 2015

Siège de Constantinople 674-678 par les arabes. Wikipédia 2


Siège de Constantinople (674-678)


La Porte d'Or, la principale entrée des remparts de Théodose

Le premier siège de Constantinople par les Arabes entre 674 et 678 est une bataille majeure des guerres arabo-byzantines et le premier point culminant de la stratégie expansionniste du califat omeyyade contre l'Empire byzantin.
Muāwiya Ier, dirigeant l'empire musulman depuis 661 à l'issue d'une guerre civile, lance une offensive contre les Byzantins qu'il espère vaincre définitivement en prenant leur capitale, Constantinople.

Le chroniqueur byzantin Théophane le Confesseur rapporte que l'attaque arabe est méthodique : en 672 et 673, les flottes musulmanes sécurisent les bases d'Asie mineure puis mettent en place un blocus plus ou moins hermétique autour de Constantinople. Se servant de la péninsule de Cyzique près de la capitale byzantine comme base hivernale, elles attaquent chaque printemps les fortifications de la ville. Finalement, les Byzantins, dirigés par Constantin IV, parviennent à détruire la marine arabe grâce à l'utilisation d'une nouvelle arme secrète : le feu grégeois, une forme de liquide incendiaire. De plus, ils parviennent à vaincre l'armée des Arabes en Asie Mineure, ce qui contraint ces derniers à lever le siège. La victoire byzantine est d'une importance cruciale pour la survie de l'Empire byzantin, la menace arabe s'éloignant pendant quelques années. Un traité de paix est signé peu après et le déclenchement d'une nouvelle guerre civile parmi les Musulmans permet même aux Byzantins de reprendre, pendant quelque temps, l'ascendant sur le califat.

Le siège laisse plusieurs traces dans les légendes du monde musulman naissant, bien qu'il se mêle aux récits d'une autre expédition menée contre la ville quelques années auparavant par le futur calife Yazid Ier. En conséquence, la véracité du récit de Théophane est mise en doute par plusieurs universitaires contemporains, qui lui préfèrent des sources arabes et syriaques.

Siège de Constantinople 674-678 par les Arabes. Wikipédia


Siège de Constantinople (674-678)

Les récits des évènements diffèrent, selon les chroniques byzantines qui sont plutôt rares et celles des historiens arabes.
Quels que soient les événements qui se sont véritablement déroulés, on relève que les arabes avaient toujours cherché à « récupérer » ou peut être neutraliser Constantinople.

Il ne pouvait s’agir d’un projet de conquête, L’Islam interdisant toute agression.
Si les historiens byzantins ne donnent pas suffisamment les raisons de ces attaques ou répliques arabes, il est bon de rappeler qu’il s’agissait plutôt d’une guerre prolongée contre le puissant empire romain qui occupait toutes ces régions jusqu’en Egypte pour ne pas dire, toute l’Afrique du Nord. Il exigeait le paiement de lourds tributs et maintenait sa présence par la création et l’entretien de guerres civiles et des guerres entre pays voisins avec des frontières modifiées en conséquence.

Tout simplement, le mode de colonisation qui perdure jusqu’à aujourd’hui et de la part pratiquement des mêmes agresseurs. Agresseurs qui n’ont jamais pu comprendre les rudiments de la vie sur Terre…
Conduites par la cupidité des seigneurs qui colonisent mais asservissent aussi leurs propres peuples.

Voilà, les historiens ont tout écrit en se donnant tant de mal et chacun selon sa direction ou « directives », mais l’histoire s’est écrite d’elle-même et a pu éliminer les Histo-Riens !

Frédéric Barberousse 1122-1190. Wilipédia


Frédéric Barberousse

1122-1190


Frédéric Ier de Hohenstaufen, dit Frédéric Barberousse (en allemand : Friedrich I., Barbarossa, 1122 – 10 juin 1190), fut empereur romain germanique, roi des Romains, roi d'Italie, duc de Souabe et duc d'Alsace, comte palatin de Bourgogne.
Né vers 1122 à Waiblingen1 ou à Weingarten près de Ravensbourg, Frédéric est un prince de la dynastie des Hohenstaufen, duc de Souabe de 1147 à 1152 sous le nom de Frédéric III. Il a été élu roi des Romains en 1152 et couronné empereur germanique en 1155. Il a gagné son surnom en Italie du fait de son éblouissante barbe rousse.

L'empereur Frédéric Barberousse, au milieu,
aux côtés de ses deux fils, le Roi Henri VI (à gauche)
et le duc Frédéric VI (à droite)

Astronomie arabe. Wikipédia


Astronomie arabe


Astrolabe d'al-Shali (Tolède-1067)
Musée archéologique national de Madrid (Espagne).

Dans l’histoire de l'astronomie, l’astronomie arabe renvoie aux travaux astronomiques accomplis par la civilisation islamique, particulièrement au cours de l’Âge d'or de l'Islam (VIIIe siècle-XVIe siècle), et transcrites pour la plupart en langue arabe. Ces découvertes ont été effectuées pour l’essentiel dans les sultanats du Moyen-Orient, d’Asie centrale, dans l’Al-Andalus, en Afrique du Nord, puis plus tard en Chine et en Inde. Les débuts de l’astronomie ont procédé d'un cheminement semblable aux autres sciences dans l’Islam, par l’assimilation de connaissances de l’étranger et la composition de ces éléments disparates pour faire naître une tradition originale. Les principaux apports sont indiens, perses et grecs, connus par des traductions puis assimilés. 1. Par la suite, l’astronomie arabe exercera à son tour une influence significative sur les astronomies indienne. 2 et européenne. 3 et même sur l’astronomie chinoise. 4.

mercredi 20 mai 2015

Mohammed Al-Fatih. Wikipédia


Mehmed II



Mehmed II par Gentile Bellini. vers 1480. Wikimedia

Le sultan Mehmet II le Conquérant ou Mehmed II Fatih1 (en turc : Fatih Sultan Mehmet Han) fut le 7e sultan de l'empire ottoman.

Il était le quatrième fils de Mourad II2. Il serait né le 30 mars 1432 à Edirne3 de Huma Hatun.

C'est la prise de Constantinople en 1453 qui lui valut son surnom de « Fatih » (Conquérant). Il régna à deux reprises (entre 1444 et 1446 puis entre 1451 et 1481) ; dans l'intervalle, c'est son père Mourad II qui reprit le pouvoir. C'était un homme vigoureux et un chef militaire redoutable.

Il était curieux de littérature et des beaux-arts, écrivit des poèmes en turc et en grec; composa des chansons, il s'intéressait à la philosophie et aux sciences, à l'astronomie en particulier. Il fit venir à Constantinople des artistes italiens, dont Gentile Bellini qui fit de lui un portrait célèbre. Il avait appris plusieurs langues, dont le latin et le grec ancien.

Il mourut le 3 mai 1481 à Gebze. Son fils Bayezid lui succéda.

Il eut sept épouses, une fille et quatre fils : Mustafa, Bayezid, Cem (ou Jem/Djem) et Korkut.


SOMMAIRE


Biographie


Premier règne


Fils cadet de Mourad, Mehmed eut une enfance et une instruction difficiles4. Il devint l'héritier du trône à la mort de son frère aîné Alaeddin en 1444. Pour des raisons mal connues, Mourad II abdiqua en sa faveur en juillet ou août de la même année5 et se retira à Manisa.

Le court règne de Mehmed fut agité, sur les plans intérieur et extérieur. Le gouvernement était partagé entre la faction du grand vizir Çandarlı Halil, homme de confiance de Mourad mais qui entretenait de mauvaises relations avec Mehmed, et d'autre part les autres vizirs plus proches du jeune sultan5. Des mouvements populaires provoquant un incendie à Edirne suivirent la prédication d'un derviche hurufi, protégé par Mehmed contre le grand mufti et Halil6.

En 1446, Halil Pacha fomenta une révolte des janissaires qui remirent Mourad II au pouvoir jusqu'à sa mort en 1451. Au printemps 1448, Mehmed participa aux côtés de son père à une campagne infructueuse contre Skanderbeg7.

Accession au trône


Mehmed monta sur le trône le 18 février 1451, dans des circonstances troublées (présence du prétendant Orkhan à Constantinople, opposition des janissaires, mauvaises relations avec le grand vizir Çandarlı Halil). Le nouveau sultan adopta une politique prudente de conciliation : il maintint Halil au poste de grand-vizir, et fut le premier sultan à accorder aux janissaires un don de joyeux avènement8. En conquérant l'émirat de Karaman en mai et juin 1451 et en renouvelant les traités de paix avec Venise en septembre et avec la Hongrie en novembre de la même année, Mehmed montrait ses qualités de stratège comme militaire et comme diplomate.

Le siège de Constantinople


Dès le début de son règne, Mehmed II se concentra sur le projet de faire de Constantinople la capitale de son pays. Il avait conscience que posséder Constantinople serait une source de richesses et qu'ainsi il aurait le contrôle du commerce vers la mer Noire dans un sens et vers la mer Méditerranée dans l'autre sens. Lorsqu'il fit part de son projet, la majorité du divan et en particulier le grand vizir Halil Pacha, critiqua le sultan parce qu'il surestimait ses capacités.

Un saxon nommé Orban fabriqua de nouveaux canons gigantesques qui allaient jouer un rôle important dans la prise de la ville.

La forteresse de Roumélie
(Rumeli Hisarı)

En 1452, Mehmed fit construire sur la rive européenne une forteresse en face de celle que Bayezid Ier avait construite sur la rive asiatique. Ce château fut appelé forteresse de Roumélie (Rumeli Hisarı) tandis que celle de Bayezid Ier s'appelait forteresse d'Anatolie (Anadolu Hisarı). Au cours de ces préparatifs, il renouvela les traités de paix signés avec la Serbie et la Valachie et signa un nouveau traité de paix avec la Hongrie.

De son côté, l'Empire byzantin se préparait en accumulant des réserves de nourriture pour un long siège. L'empereur Constantin XI Paléologue fut inquiet en apprenant la construction de la forteresse de Roumélie à proximité de la ville. Il voulut demander l'aide du pape. Ce dernier mit comme condition à cette aide l'unification des deux Églises catholique et orthodoxe. Mais les rivalités entre les hommes religieux amenèrent l'empereur à abandonner tout espoir d'une nouvelle croisade pour lui venir en aide.
Une fois les préparatifs terminés, Mehmed envoya un message à l'empereur byzantin l'invitant à se rendre. L'empereur Constantin XI rejeta cet ultimatum. En avril 1453, Mehmed assiégea la ville, détruisant tout aux environs et enfermant la population dans ses murs.

Le 19 avril deux tours sur roues furent construites pour pouvoir franchir les murailles légendaires de la ville. La bataille devint sanglante et Mehmed se rendit compte que tant que sa marine n'entrait pas en jeu, la ville pourrait continuer à être soutenue par les navires vénitiens et génois. Il fallait trouver un moyen de pénétrer dans la Corne d'Or mais celle-ci était bien défendue à son entrée par un système de chaînes. Il imagina alors de tirer les bateaux à terre sur la rive européenne et de les faire entrer par l'extrémité de la Corne d'Or (22 avril 1453). La marine ottomane se trouva ainsi au milieu de la ville et elle put bombarder ses murs depuis l'intérieur.
Le mardi 29 mai 1453, l'attaque finale fut lancée (cf. la chute de Constantinople). Plusieurs vagues successives furent repoussées mais les régiments turcs parvinrent au bout de quelques heures à pénétrer dans la ville et Constantin XI périt dans la bataille. À midi, au terme d'une lutte héroïque de part et d'autre, la capitale était prise. L'Empire romain d'Orient, État vieux de 1125 ans, s'était écroulé. Mehmet II entra dans Constantinople dans l'après midi du 30 mai 1453 et mit fin au pillage de la cité avant la fin des trois jours habituellement accordés aux soldats8. Il effectua la prière du midi dans la Basilique Sainte-Sophie, qui marqua sa transformation en mosquée.

Entrée de Memed II dans Constantinople
(Peinture de Fausto Zonaro (1854 - 1929))

Finalement, Constantinople devint capitale de l'Empire ottoman. Le premier décret du sultan après la prise de la « Nouvelle Rome » fut de repeupler la ville morte. Il autorisa donc l'installation de civils, y compris chrétiens, dans la ville, à qui il laissa une relative liberté de culte, marquée par l'intronisation à la tête de l'Église grecque orthodoxe d'un nouveau patriarche, Gennadios, connu pour ses positions anti-unionistes ; il instaura aussi un patriarcat arménien apostolique en 1461. Il se fit appeler Kayser-i Rum: l'empereur romain.

En 1462, il lança la construction du palais de Topkapı.

S'étant présenté comme seigneur des combattants de la foi, il œuvrait dans sa conquête pour acquérir une légitimé au yeux du reste du monde musulman. Les chroniqueurs le qualifient régulièrement de gâzi des gâzis, de champions de la guerre sainte, etc15.

La conquête des Balkans


Mehmed II annexa ce qui restait du despotat vassal de Serbie après la chute de la forteresse de Smederevo en 1459. Le royaume de Bosnie fut incorporé à l'Empire après la mort du roi Étienne Tomašević en 1463.

La conquête des territoires albanais se révéla plus difficile. Skanderbeg, fédérant d'autres seigneurs de guerre, repoussa à deux reprises les armées ottomanes, en 1466 et 1467. Après son décès en 1468, ses partisans parvinrent à contenir les armées ottomanes jusqu'en 1480.

Conquête des vestiges de l'Empire byzantin


En 1460, Mehmed II fit la conquête définitive du despotat de Morée, où régnaient les deux frères de Constantin XI, Démétrios et Thomas. Démétrios se soumit rapidement au sultan qui lui donna une somme importante et quelques îles de l'Égée en apanage, tandis que Thomas s'enfuit avec ses enfants en Occident.

Guerre en Anatolie


En 1461, Mehmed II se tourna vers l'Anatolie. Il conquit la principauté djandaride et l'Empire de Trébizonde en août 1461.

En 1464, Ibrahim le bey de Karaman mourut, et sa succession fut disputée. Deux frères s'opposaient. L'un, Ishak avait obtenu le soutien de Uzun Hasan sultan des Akkoyunlu (clan des « Moutons Blancs »), l'autre, Pir Ahmed reçut le soutien de Mehmed. Pir Ahmed commit l'erreur de chercher un arrangement avec les Vénitiens, Mehmed considéra que c'était une trahison. Il partit en campagne et conquit Konya et Karaman. Pir Ahmed se réfugia chez les Akkoyunlu. L'armée ottomane et l'armée des Akkoyunlu s'affrontèrent près de Otlukbeli le 11 août 1473 : l'armée ottomane, la mieux équipée de l'époque, écrasa ses adversaires.

Conflits avec les Hongrois et les Moldaves


Articles connexes : Bataille de Vaslui, Bataille de Valea Albă et en:Battle of Breadfield.

Conquête de la Crimée


L'objectif de Mehmed II était alors de contrôler le bassin de la mer Noire et de supprimer la suprématie vénitienne et génoise sur la région. En 1475, il conquit les colonies génoises de Crimée, installant l'Empire ottoman au nord de la mer Noire en en faisant un lac turc. Cela lui donna le contrôle du trafic d'esclaves et de la route de la soie.
Ayant pris le contrôle des routes commerciales, Mehmed II fit construire de nouveaux ports et une flotte pour pouvoir concurrencer Venise et Gênes dans le commerce maritime.

Dernières conquêtes


En 1477, il se dirigea sur la côte Est de l'Adriatique pour y prendre quelques îles aux Vénitiens et obtenir un traité de paix avec Venise en 1480. Un de ses vizirs, Gedik Ahmed Pacha prit pied en Italie et conquit Otrante.

Mort


Alors qu'il se rendait vers l'Orient pour une nouvelle campagne militaire, Mehmed mourut sur la route le 4 mai 1481, peut-être empoisonné à l'instigation de l'ordre des derviches Halvetî et de son fils Bayezıd 16.

Après sa mort, ses deux fils Bayezıd (appelé Bajazet par les Européens), l'aîné, et Djem (appelé Zizim) se disputèrent le pouvoir. Défait à deux reprises, Djem se réfugia en Occident où il mourut en 1495 dans des conditions jamais élucidées.


Bilan du règne


Mehmed fut principalement un homme de guerre qui augmenta à la fois sa flotte et son armée, dont il fit l'une des plus redoutables d'Europe. Il renforça le pouvoir personnel du sultan en écartant la famille Çandarlı et en nommant ses esclaves au poste de grand vizir, en mettant au pas les familles de beys des frontières. Il réorganisa l'empire en dotant les non-musulmans d'une hiérarchie centralisée, en faisant d'Istamboul une capitale puissante, en édictant un célèbre recueil de lois (kânûnnâme) 17.

Pour financer ses nombreuses campagnes militaires, il pratiqua une politique de dévaluation de la monnaie ainsi qu'une réforme de la propriété qui lui valurent l'hostilité des ordres religieux ainsi qu'une certaine impopularité 18.

Il laissa ainsi à sa mort un empire plus vaste et plus puissant, mais une armée fatiguée, une situation économique précaire, un peuple mécontent et une élite irritée et divisée ; cette situation fut l'une des causes de la guerre civile qui s'ensuivit 19.


Références


    ↑ fatih, de l'arabe فَاتِح fātiḥ, conquérant; victorieux
    ↑ Halil İnalcık: Mehmed II. dans: Türkiye Diyanet Vakfı İslâm Ansiklopedisi. Band 28, TDV Yayını, Ankara 2003, S. 395–407.
    ↑ Babinger, Mehmed der Eroberer, Piper Kitabevi, Münih 1987, s.8
    ↑ Vatin 1989, p. 81
    ↑ a et b Vatin 1989, p. 76
    ↑ Vatin 1989, p. 77
    ↑ Vatin 1989, p. 78
    ↑ a et b Vatin 1989, p. 88
    ↑ (en) James Smalls, Homosexuality in Art, Parkstone International, (2012), 277 pages, p. 134, ISBN 978-1-7804-2952-6
    ↑ (en) Marios Philippides, Walter K. Hanak, The Siege and the Fall of Constantinople in 1453: Historiography, Topography, and Military Studies, Ashgate Publishing, Ltd., (2011), 759 pages, p. 256, ISBN 978-1-4094-1064-5
    ↑ (en) George Haggerty, Bonnie Zimmerman, Encyclopedia of Lesbian and Gay Histories and Cultures, Garland Science, 2003, p. 1385 : « When Mehmed II captured the city in 1453, his troops were dispatched immediately to capture the most beautiful boys of the Christian aristocracy for him. »
    ↑ Philip Mansel, Constantinople, Hachette, 2011 (544 pages), p. 47 : « Like the city itself, he [Mehmed II] was a collection of contrasts: cruel and gentle, ruthless and tolerant, pious and pederast. »
    ↑ a et b (en) Wayne R. Dynes, Stephen Donaldson, Asian Homosexualities, Taylor & Francis (1992), 368 pages, p. 28
    ↑ Thierry Ganchou, « Le rachat des Notaras après la chute de Constantinople ou les relations « étrangères » de l'élite byzantine au XVe siècle », dans Michel Balard et Alain Ducelier, Migrations et diasporas méditerranéennes (Xe siècle-XVIe siècle siècles), Paris, Publications de la Sorbonne,‎ 2002 n.27 p.155 (lire en ligne [archive])
    ↑ Henry Laurens, John Tolan et Gilles Veinstein, Europe et l’Islam (L'): Quinze siècles d’histoire, Odile Jacob,‎ 2009, 482 pages p. (ISBN 2738122191), p.191-p,192
    ↑ N. Vatin, L'ascension des Ottomans, in Histoire de l'Empire ottoman, p 103 et 105
    ↑ N. Vatin, L'ascension des Ottomans, in Histoire de l'Empire ottoman, p 103-104
    ↑ N. Vatin, L'ascension des Ottomans, in Histoire de l'Empire ottoman, p 104-105
    ↑ Vatin 1989, p. 105


Bibliographie


- André Clot, Mehmed II : le conquérant de Byzance (1432-1481), Paris, Perrin,‎ 1990, 331 p. (ISBN 978-2262007195)
- (en) John Freely, The Grand Turk : Sultan Mehmet II-Conqueror of Constantinople and Master of an Empire, Overlook Press,‎ 2010, 265 p. (ISBN 978-1590204009)
- Franz Babinger, Mehmed der Eroberer, Piper Kitabevi, Munich, 1987
- Olivier Weber, Le grand festin de l’Orient, Robert Laffont, 2004.
- Nicolas Vatin, « L'ascension des Ottomans », dans Robert Mantran, Histoire de l'Empire ottoman, Paris, Fayard,‎ 1989

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mehmed_II


Mohamed ZEMIRLINE